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Bulletin Quotidien Europe N° 10784
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) Économie

Rehn, se coordonner pour éviter les dévaluations compétitives

Bruxelles, 12/02/2013 (Agence Europe) - Le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, a estimé qu'une coordination au niveau international était nécessaire afin d'« éviter les dévaluations compétitives », mardi 12 février à l'issue de la réunion du Conseil ÉCOFIN, à quelques jours de la réunion du 'G20 Finances' en fin de semaine à Moscou. Je m'attends à ce que les principales économies mondiales réaffirment à Moscou leur engagement en faveur de taux de change monétaires « stables », déterminés par les forces du marché et reflétant les fondamentaux économiques, a-t-il ajouté.

M. Rehn a aussi estimé que le cours de l'euro restait « globalement en ligne avec sa moyenne de long terme », tout en reconnaissant qu'un euro fort a surtout un impact sur les économies en difficulté du sud de l'Europe dans la mesure où les exportations des pays concernés sont plus sensibles aux variations de prix.

Dans un communiqué adopté mardi, le G7 (États-Unis, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon et Royaume-Uni) ne dit pas autre chose. Les pays membres de cette instance affirment que leurs banques centrales ne cherchent pas à affaiblir leurs devises respectives lorsqu'elles ont engagé des mesures de relance monétaire, mais qu'elles s'efforcent simplement de soutenir la demande.

La veille, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, avait considéré légitime le débat actuel sur le cours de l'euro. Mais « la principale conclusion a été que, s'il y avait un endroit où cela devait être discuté, ce serait au G20 » à Moscou. Il s'était refusé à donner son propre avis sur le niveau de l'euro, mettant « un point d'honneur à ne pas faire de commentaire sur les taux de change ».

Le débat relatif à l'impact sur les économies européennes de la récente appréciation de l'euro a été relancé la semaine dernière par le président français, François Hollande, au Parlement européen (EUROPE n° 10779). Cette appréciation est « d'abord un signe positif » du retour de la confiance des investisseurs envers l'Eurozone, a reconnu lundi soir le ministre français de l'Économie, Pierre Moscovici. Selon lui, elle est aussi due à des « comportements plus agressifs ». Considérant essentiel que le cours de l'euro reflète les « fondamentaux économiques » et ne fasse pas l'objet de « mouvements erratiques », il a plaidé pour une « approche coordonnée » en matière de taux de change monétaire au niveau du G20.

Partisane d'une monnaie forte, l'Allemagne ne l'entend pas de cette oreille. « Les taux de change ne doivent pas être manipulés », a souligné Wolfgang Schäuble. D'après lui, il n'y a « pas de problème de taux de change de l'euro » même si des préoccupations existent concernant « d'autres grandes devises ». (MB)

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