Bruxelles, 12/02/2013 (Agence Europe) - Le ministère des Affaires étrangères azéri a dénoncé, lundi 11 février, la déclaration du 9 février de la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, et du commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, sur l'enquête concernant les charges contre les opposants Tofig Yagublu et Ilgar Mammadov (EUROPE n° 10783), la considérant comme une pression et soulignant qu'une telle interférence dans le processus d'enquête est « inacceptable ».
Pour le porte-parole du ministère, Elman Abdullayev, « l'Europe, qui est le soi-disant berceau de la démocratie, doit comprendre qu'elle ne peut intervenir dans le processus d'enquête, une telle intervention est une pression exercée sur le processus d'enquête ». Ne comprenant pas l'approche européenne, il a précisé qu'une telle approche « non objective et injuste » jette une ombre sur la neutralité et l'objectivité de l'UE.
« Ces déclarations posent également la question de la partialité envers l'Azerbaïdjan, au moment où d'autres événements dans notre région ne reçoivent pas la réaction appropriée de l'UE », a ajouté le porte-parole. (CG)