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Bulletin Quotidien Europe N° 10784
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) corÉe du nord

L'UE veut une réponse ferme de la communauté internationale

Bruxelles, 12/02/2013 (Agence Europe) - Condamnant « dans les termes les plus forts » le dernier test nucléaire de la Corée du Nord le 12 février au matin, la Haute représentante Catherine Ashton, au nom de l'UE, a souligné que « l'UE travaillera avec les principaux partenaires et l'ensemble de la communauté internationale pour assurer une réponse ferme et unifiée visant à démontrer à la République populaire démocratique de Corée (RPDC) qu'il y a des conséquences pour ses violations persistantes des résolutions du Conseil de sécurité (des Nations unies)», rappelant la dernière résolution adoptée le 22 janvier 2013 (EUROPE n° 10772). À l'heure ou nous mettons sous presse, une réunion d'urgence du Conseil de sécurité qui pourrait prendre de nouvelles sanctions contre Pyongyang, se tenait à New York.

Dans son communiqué, Mme Ashton a considéré que ce nouveau test constitue une « menace sérieuse » pour une paix durable dans la péninsule coréenne, pour la sécurité régionale et internationale et pour la stabilité du sud est asiatique. « Cet essai nucléaire est un autre défi flagrant au régime mondial de non-prolifération nucléaire et une violation flagrante des obligations internationales de la RPDC de ne pas produire ou tester des armes nucléaires », a-t-elle ajouté.

Mme Ashton a demandé « instamment » à la Corée du Nord de s'abstenir de toute nouvelle provocation, l'a exhorté à abandonner son programme d'armes nucléaires, y compris son programme d'enrichissement d'uranium, d'« une manière complète, vérifiable et irréversible », et à s'engager dans un dialogue avec la communauté internationale.

Condamnation de la communauté internationale. De son côté, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a considéré que « de nouvelles sanctions (des Nations unies) doivent être maintenant envisagées », saluant la tenue de la réunion d'urgence. Condamnant le test nucléaire, son homologue britannique, William Hague, a précisé que son pays « va commencer des consultations urgentes avec ses partenaires du Conseil de sécurité appelant à une réponse énergique à ce dernier développement ». Le président français, François Hollande, a expliqué que la France « appuiera une action ferme au Conseil de sécurité et travaille en ce sens avec ses partenaires », exhortant de nouveau la Corée du Nord à se conformer « sans délai » à ses obligations internationales.

Les États-Unis, la Russie, la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité, ou encore l'Iran ont condamné ce nouveau test.

La Corée du Nord a prévenu que cet essai nucléaire n'était qu'une première étape et menacé d'actions plus fortes si des sanctions étaient prises à son encontre. (CG)

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