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Bulletin Quotidien Europe N° 10784
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Visas, le Kosovo doit progresser

Bruxelles, 12/02/2013 (Agence Europe) - Le Kosovo va devoir encore fournir des efforts s'il veut à terme obtenir son régime de libéralisation des visas, régime qui permettra à ses ressortissants de se rendre pour trois mois dans l'UE dotés d'un simple passeport. C'est ce qui ressort d'un rapport de la Commission publié mardi 12 février et qui dresse une première évaluation en demi-teintes des réformes entreprises au titre de cette négociation lancée en janvier 2012. Si la Commission y observe tout le travail déjà entrepris pour mettre en place les dispositions législatives requises en matière de réadmission, de sécurité des documents, de gestion des frontières ou de lutte contre le crime organisé, il reste des lois à adopter pour la coopération entre agences pour la gestion des frontières, et une loi pour combattre la traite des êtres humains. Certains aspects des législations relatives par exemple à l'asile, aux contrôles aux frontières ou au financement des partis politiques ne sont pas non plus encore totalement en ligne avec les standards de l'UE et doivent être amendés, tout comme les lois sur le recouvrement des avoirs des groupes criminels.

La Commission note que la capacité actuelle du pays à combattre le crime organisé et la corruption reste limitée et que cela pourrait avoir un impact potentiellement important pour l'UE et sa sécurité interne.

Pour la Commission (et l'ONG Transparency International), la corruption reste un fléau majeur dans le pays, tout comme les trafics ou le crime organisé. Si des lois ont été mises sur pied, la coopération entre les polices, la douane et autres autorités compétentes reste à améliorer. Idem en ce qui concerne le trafic de drogue et de l'héroïne transitant sur son sol, les moyens des agences anti-drogue étant insuffisants. Le Kosovo fait partie des pays surveillés par les quelques États membres ayant demandé à la Commission une clause de sauvegarde permettant de suspendre les régimes sans visas. Belgique, Luxembourg, France, Allemagne et Pays-Bas se sont inquiétés des effets pervers de tels régimes accordés jusqu'ici à la Serbie, la Bosnie, l'Albanie et la Macédoine (ARYM) et qui ont conduit, selon eux, à des demandes d'asile abusives. (SP)

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