Bruxelles, 11/02/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a salué, lundi 11 février, la reprise du dialogue national à Bahreïn la veille, exhortant à nouveau toutes les parties « à s'engager dans un dialogue constructif le plus inclusif possible et sans conditions préalables ». Elle a également appelé les parties à « s'abstenir de toute incitation à la violence et de la rejeter sans équivoque sous toutes ses formes ». Dans son communiqué, la Haute représentante a espéré que les discussions répondent aux attentes légitimes de tous les Bahreïnis et rappelé que « la réussite de ce processus dépend beaucoup de la coopération constructive entre le gouvernement, l'opposition et tous les citoyens de Bahreïn ».
« Je crois fermement que le dialogue entre les parties est le meilleur moyen de rétablir la confiance et de parvenir à une véritable réconciliation nationale en abordant les questions en suspens et les griefs socio-économiques, préparant ainsi le terrain pour des réformes durables », a ajouté Mme Ashton, rappelant que l'UE est prête à apporter son soutien au processus.
Le 22 janvier, le Roi du Bahreïn Hamad ben Issa al-Khalifa avait appelé à un nouveau cycle du dialogue national (EUROPE n° 10771).
L'UE prépare un programme de coopération sur les droits de l'homme. Par ailleurs, selon un document du Service européen pour l'action extérieure sur la réponse de l'UE au Printemps arabe, l'UE a signé, mi-décembre 2012, un programme sur les droits de l'homme au Bahreïn dans le cadre de l'Instrument de stabilité. Ce programme est doté d'un montant de 216 571 euros. Les activités ont commencé dès le 1er octobre 2012, pour 12 mois. Le contrat a été signé avec l'International Bar Association Human Rights Institute (IBAHRI), qui est le partenaire d'exécution du programme. Celui-ci a pour objectif principal la conception et l'exécution d'un programme complet de formation pour les juges et les procureurs de l'Unité spéciale d'enquête sur l'interdiction de la torture et des mauvais traitements sur la base du Protocole d'Istanbul, a précisé une source européenne à EUROPE, précisant que cela se fait « en pleine conformité avec les recommandations de la Commission d'enquête indépendante de Bahreïn ». Cette unité a été créée le 27 février 2012 en vue d'enquêter sur les allégations de la torture et les mauvais traitements. (CG)