Bruxelles, 11/02/2013 (Agence Europe) - Les chefs d'État et de gouvernement ont demandé au Conseil, le 8 février lors du Conseil européen, d'évaluer l'efficacité des politiques et instruments de l'UE pour appuyer la transition politique et économique de la région et de lui présenter un rapport d'ici juin 2013. Ils ont aussi invité la Haute représentante de l'UE et la Commission « à suivre de près » les relations avec le voisinage méridional.
Dans leurs conclusions, les dirigeants appellent les institutions européennes, les États membres et leurs partenaires méditerranéens « à maintenir leurs efforts et leur engagement à un niveau élevé ». Ils soulignent que l'UE est « pleinement résolue à engager un partenariat avantageux pour les deux parties ». Un partenariat « visant à la mise en œuvre d'un espace de prospérité partagée, d'une association politique plus étroite et d'une intégration économique progressive et qui soit fondée sur l'adhésion aux valeurs universelles », ont-ils expliqué, prévenant que le développement de ce partenariat devrait être atteint grâce à une large gamme d'instruments et suppose un engagement à long terme des deux côtés.
L'Union européenne « est déterminée à renforcer son soutien » selon « une approche différenciée » qui prenne en compte les efforts des pays vers des réformes démocratiques. Ainsi, les dirigeants européens mettent en avant l'aide à la transformation démocratique, une coopération renforcée dans le domaine de la liberté, la sécurité et la justice, une action en faveur du partage de la prospérité économique, les contacts interpersonnels et une coopération accrue dans de nombreux domaines tels que la recherche, l'entrepreneuriat, l'agriculture, les transports, l'environnement, l'énergie, les télécommunications... Rappelant l'engagement financier de l'UE, le Conseil européen a précisé que celle-ci « mettra tout en œuvre pour appuyer les réformes et répondre aux besoins propres à chacun de ces pays, tant à court qu'à moyen et long terme », invitant aussi la Banque européenne d'investissement à renforcer son soutien.
Les dirigeants européens soulignent également la nécessité d'explorer de nouveaux moyens de renforcer le dialogue politique, y compris au plus haut niveau, et de renforcer les synergies avec les initiatives régionales telles que l'Union pour la Méditerranée ou le Dialogue 5+5 (Espagne, Malte, Portugal, Italie, France et Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie). Pour eux, il est également important d'assurer davantage de synergies entre le soutien apporté par l'UE, ses États membres et les autres acteurs.
Soulignant que le processus de transition démocratique prendra du temps, le Conseil européen demande aux gouvernements, forces politiques et sociales des pays du Printemps arabe de poursuivre leurs efforts pour « mettre en place non seulement des processus électoraux qui devraient être libres et équitables, mais aussi des démocraties stables et solides et de mettre au point des processus ouverts à la participation de tous et fondés sur le dialogue », tout en précisant que les pays doivent aborder d'urgence leurs importantes difficultés socio-économiques. (CG)