Bruxelles, 11/02/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, et le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, ont exhorté, le 9 février, dans un communiqué, l'Azerbaïdjan à assurer une enquête « rapide, juste, transparente et indépendante » sur les charges retenues contre l'éditorialiste et vice-président du parti d'opposition Musavat, Tofig Yagublu, et le leader et candidat à la présidentielle du parti républicain Alternative, Ilgar Mammadov. Mme Ashton et
M. Füle ont demandé aux autorités azerbaïdjanaises de s'abstenir de mettre tout « nouvel obstacle à des journalistes et des militants politiques qui cherchent à exercer leurs droits et libertés fondamentaux ». Accusés d'avoir organisé des troubles dans la ville d'Ismailly, MM. Yagublu et Mammadov ont été arrêtés le 4 février et leur placement en détention provisoire pour deux mois a été confirmé par une cour d'appel de Bakou le
8 février. Cette décision de ne pas les libérer et son refus de permettre au représentant du Conseil de l'Europe d'être présent lors des procédures judiciaires « est d'une gravité particulière », a souligné le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjorn Jagland, dans un autre communiqué du 8 février.
La Haute représentante et le commissaire à l'Élargissement ont aussi « invité » l'Azerbaïdjan à examiner d'urgence les charges à l'encontre des participants à une manifestation de solidarité pacifique avec les manifestations d'Ismailly, le 26 janvier à Bakou, et de s'assurer que les allégations sur de mauvais traitements de détenus participant à cette manifestation et aux protestations d'Ismailly fassent l'objet d'une enquête crédible, et que les conditions de détention soient garanties pour ceux qui sont en état d'arrestation. M. Jagland a, lui, fait part de sa préoccupation quant à « la réponse musclée de la police aux protestations ».
Le secrétaire général du Conseil de l'Europe a appelé les autorités de l'Azerbaïdjan à respecter les principes fondamentaux et des normes juridiquement contraignantes de la Convention européenne des droits de l'homme. (CG)