Bruxelles, 11/02/2013 (Agence Europe) - Les économies dans le Mécanisme pour l'interconnexion de l'Europe (MIE) font dire au cabinet du commissaire aux Transports, Siim Kallas, que « c'est moins que ce que nous voulions, mais plus que ce que nous avions ».
Le MIE a perdu des plumes dans l'accord du Conseil européen sur le cadre financier pluriannuel (CFP) 2014-2020. Il ne reçoit que 29,9 milliards d'euros, contre les 50 milliards demandés au départ par la Commission pour financer les infrastructures de télécommunications, d'énergie, et de transport. Ce dernier secteur est le mieux loti: 23,3 milliards d'euros seront alloués aux infrastructures de transport, dont 10 milliards d'euros proviennent du Fonds de cohésion. C'est 7 milliards de moins environ que ce que demandait la Commission. Helen Kearns, la porte-parole du commissaire Siim Kallas, fait valoir que cela ne sera pas assez jusqu'à la fin de la décennie. En effet, la Commission estime que 5 milliards d'euros seront déjà nécessaires pour établir le réseau de transport européen, et
2,5 milliards pour éliminer les goulets d'étranglement. Toutefois, l'enveloppe du MIE pour le transport reste un bonus, car l'instrument est nouveau et double largement les financements pour le transport du cadre actuel
(8 milliards). « Cela est significatif», a déclaré Mme Kearns à EUROPE lundi 11 février: « C'est positif pour les connexions de transport entre l'est et l'ouest, c'est aussi positif que le transport soit enfin reconnu comme un facteur de croissance. » (MD)