Bruxelles, 29/01/2013 (Agence Europe) - Le commissaire à l'Industrie Antonio Tajani est confiant: le calendrier du programme européen de radionavigation Galileo est tenu, les lancements de satellites devraient s'accélérer dans les prochains mois et les premiers services être disponibles en 2014. Il a fait part de son enthousiasme lors de la réunion annuelle sur la politique spatiale européenne. L'inconnue demeure toutefois à propos du financement de cette politique. À noter qu'une communication devrait voir le jour sur l'industrie spatiale dans le secteur de la défense.
Le commissaire européen à l'industrie Antonio Tajani, a ouvert mardi 29 janvier la conférence « Politique spatiale européenne: un outil global pour des défis globaux », qui se déroule à Bruxelles sur deux jours, pour la cinquième année consécutive. Avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, il a souligné l'importance que l'industrie spatiale revêt dans la relance de l'économie et la création d'emplois. Les programmes EGNOS et Galileo en sont les meilleurs exemples car ils « devraient générer des retombées sociales et économiques de près de 90 milliards d'euros au cours des vingt prochaines années », a en effet affirmé M. Tajani. Si le programme Galileo a accusé des retards à ses débuts, il n'en serait plus rien, le commissaire ayant constaté des progrès considérables et promis d'accélérer la cadence. Comme prévu, les quatre premiers satellites de Galileo sont en orbite et EGNOS fournit depuis l'année passée les services d'amélioration du signal GPS. « Le programme a gagné en crédibilité et suscite des attentes », a estimé le commissaire. Prochain objectif: permettre à Galileo de fournir ses premiers services « d'ici la fin de l'année 2014, sur la base de l'infrastructure disponible ». Et M. Tajani d'ajouter: « En ces temps de crise économique, où la relance de notre économie est devenue une priorité absolue, il est essentiel que les citoyens et les entreprises en particulier puissent tirer pleinement parti des services de Galileo rapidement. Sans avoir à attendre pour la réalisation de l'ensemble des infrastructures. » De nouveaux lancements de satellites auront lieu cet automne avant une autre série jusque fin 2014.
Alerte sur le financement de la politique spatiale. Sur le volet financier, l'accord sur le cadre financier pluriannuel, espéré lors du sommet européen des 7/8 février, devrait résoudre la question. La Commission table sur un budget de 2 milliards d'euros par an sur la période 2014-2020. Défendant cette enveloppe, le commissaire a rappelé que les citoyens devaient « pouvoir profiter des avantages économiques et sociaux de l'espace ». Il a promis d'optimiser les dépenses, notamment grâce à une meilleure complémentarité avec l'action de l'Agence Spatiale européenne, un sujet à l'ordre du jour du Conseil Espace du 18 février.
M. Tajani a, par ailleurs, annoncé travailler en collaboration étroite avec son homologue au Marché intérieur, Michel Barnier, à une communication relative à la défense, secteur dans lequel l'industrie spatiale joue un rôle clé. Ce document devrait être présenté courant février et discuté lors du Sommet européen dédié à la défense, en décembre. (MD)