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Bulletin Quotidien Europe N° 10769
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) chypre

Nicosie temporise sur la question des privatisations

Bruxelles, 22/01/2013 (Agence Europe) - Le porte-parole du gouvernement chypriote, Stefanos Stefanou, a exclu, mardi 22 janvier, la nécessité de considérer des privatisations dans le cadre de l'assistance financière puisqu'il n'est pas encore certain que le fardeau de la dette sera trop lourd une fois accordé les prêts UE-FMI. Selon le ministre des Finances chypriote, Vassos Shiarly, une telle option sera envisagée une fois connus les chiffres de l'audit de Pimco sur les besoins du secteur bancaire chypriote, « pas avant cela ». Ce rapport sera publié une fois le protocole d'accord signé avec la 'troïka', a par ailleurs signalé Jean-Claude Juncker, président sortant de l'Eurogroupe, lundi soir. Il a confirmé qu'il faudrait attendre mars pour la mise sur pied d'un plan d'assistance à Nicosie. Confirmant ce calendrier, Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, a appelé les Européens à ne pas sous-estimer les problèmes financiers que connaît l'île. « Des développements désordonnés à Chypre pourraient miner les progrès réalisés en 2012 (…). Chypre pourrait s'avérer être (un risque) systémique pour la zone euro malgré sa taille » a-t-il averti, selon Reuters.

Le Président chypriote, Demetris Christofias, s'est quant à lui désolé du « tsunami » économique causé par les banques qui a contraint l'île à solliciter l'aide de la zone euro. Le gouvernement chypriote espère des termes « justes » pour son plan de sauvetage, dont il a besoin en partie à cause de la restructuration en deux temps de la dette grecque qui lui a coûté environ 25 % de son PIB. « Beaucoup de gens en Europe croient que c'était une erreur d'opter pour un PSI (Private sector Involvment), je le dis aussi », a déclaré M. Shiarly à Bruxelles. Le ministre allemand, Wolfgang Schäuble, a plutôt insisté sur une réduction « drastique » du secteur financier chypriote qui est « démesuré » par rapport à son PIB. Les montants nécessaires à la recapitalisation des banques du pays pourraient en effet en représenter environ 60 % de la richesse chypriote. (EL)

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