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Bulletin Quotidien Europe N° 10769
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) Élargissement

Pas de nouveau monitoring post-adhésion (Füle)

Bruxelles, 22/01/2013 (Agence Europe) - Le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, a souligné, lundi 21 janvier, que les nouveaux États membres ne devront pas faire l'objet d'un processus de suivi ou de monitoring après leur adhésion, comme c'est le cas avec la Roumanie et la Bulgarie. Soulignant que l'UE a tiré certaines leçons du passé, le commissaire a précisé à Dublin que « nous faisons en sorte que les nouveaux membres renforcent l'UE, et nous faisons en sorte qu'il n'y ait pas besoin de suivi, de vérification ou de mécanisme de monitoring ». Pour lui, « il est important, pour la crédibilité du processus, que nous ne laissions que ceux qui sont pleinement préparés à assumer leur responsabilité de rejoindre l'UE ».

Préparer les pays candidats aux nouveaux défis de l'UE. Lors de la conférence de presse qui a suivi le Conseil informel des ministres des Affaires européennes, le commissaire a salué les discussions entre ceux-ci et leurs homologues des pays candidats, soulignant que c'est la première fois que la discussion porte sur comment associer les pays candidats à la gouvernance économique de l'UE. M. Füle a précisé que cette rencontre a permis de ne pas seulement se focaliser sur l'acquis mais aussi sur les questions qui touchent l'UE, qui vont probablement la faire changer. Il a ajouté que ces pays rentreront dans une Europe différente de celle à laquelle ils ont demandé à adhérer. Il faut voir « comment impliquer les pays candidats », a-t-il ajouté, citant par exemple la compétitivité.

Injecter un nouvel élan. De son côté, la ministre des Affaires européennes irlandaise, Lucinda Creighton, dont le pays assure la présidence du Conseil de l'UE, a souligné que c'est le bon moment pour injecter un élan dans le processus d'élargissement en particulier pour les Balkans occidentaux.

Mme Creighton a aussi précisé que l'Irlande souhaite que la Turquie ouvre au moins un chapitre d'adhésion sous sa présidence, précisant que la relation entre Ankara et l'UE est vitale. « La route est longue mais c'est dans notre intérêt que la Turquie poursuive ses réformes. (…) Il y a une détermination du côté turc mais aussi de l'UE. Il y a des défis, des difficultés, mais j'espère que l'on pourra progresser pour rapprocher l'UE et la Turquie », a-t-elle indiqué. Elle a ajouté que, d'un « point de vue égoïste », l'élargissement est bon pour l'Irlande car il permet d'étendre le marché intérieur, soulignant que son pays a toujours soutenu l'élargissement. (CG)

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