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Bulletin Quotidien Europe N° 10769
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) chypre/turquie

La crise pourrait être une bonne chose pour les négociations

Bruxelles, 22/01/2013 (Agence Europe) - Pour Kudret Ozersay, professeur à la Eastern Mediterranean University, le fait que la République de Chypre et la partie turque de l'île font face à des problèmes financiers pourrait aider aux négociations, en laissant plus libres les négociateurs. Évoquant, lors d'une conférence à l'EPC (European Policy Centre), le 22 janvier, les événements domestiques - crise financière pour la République, problèmes administratifs pour le nord - il a expliqué que cela fait que « le problème chypriote n'est pas en haut de l'agenda ». « On pourrait dire que c'est quelque chose de négatif, que l'on n'est plus intéressé mais cela peut être une bonne chose. (…) Le manque d'intérêt pour le problème chypriote peut être positif, il sera peut être plus facile (pour les négociateurs) d'être plus flexibles dans les négociations », a-t-il ajouté, rappelant la pression des communautés sur leurs leaders ou encore la pression médiatique. Un avis que ne partage pas forcement le chercheur James Ker Lindsay de la London School of Economics and Political Science. Pour lui, le nouveau président ne va pas s'occuper de la question chypriote directement après son élection car pendant la première, voire la deuxième, année de son mandat, il devra avant tout gérer la crise financière de son pays.

Une implication difficile de l'UE. Confirmant que les difficultés financières monopolisent la campagne présidentielle en République de Chypre, l'ancien secrétaire permanent du ministère des Affaires étrangères de la République de Chypre, Sotos Zackheos, a précisé que le président élu devra ensuite déterminer les voies pour les négociations et nommer un nouveau négociateur en chef.

Pour lui, l'UE devrait aider aux négociations, être plus impliquée dans le processus en nommant une personnalité représentant l'UE. Mais pour M. Ker Lindsay, l'UE ne peut pas être un « courtier honnête » car, pour la Turquie, l'UE n'est pas neutre, en raison du fait que la République de Chypre et la Grèce en font partie. (CG)

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