Bruxelles, 22/01/2013 (Agence Europe) - L'ECTA, l'association qui défend les intérêts des nouveaux opérateurs, et l'INTUG, organisation internationale regroupant des utilisateurs de services de télécommunications, ont présenté le 22 janvier une nouvelle étude sur l'état du marché numérique. Cette étude réalisée par WIK Consult constate la fragmentation du marché et souligne les pertes économiques conséquentes liées à cette situation (100 milliards d'euros selon ses estimations). De nombreuses entreprises clientes déplorent pour leur part la fragmentation de la réglementation sur les produits et services numériques, qui les empêche de disposer de services sans fil performants. En conclusion, l'étude recommande un renforcement de la pression réglementaire de l'Union européenne, « afin de tirer profit du plein potentiel du marché unique numérique ». Tom Ruhan, le président de l'ECTA, qui défend depuis toujours un cadre réglementaire strict pour le marché numérique afin de contrebalancer les avantages des anciens opérateurs historiques, a déclaré: « L'Europe rate des opportunités économiques significatives. Les entreprises multinationales gèrent 60 millions d'emplois et représentent la moitié de l'économie européenne. Les institutions européennes ont la responsabilité de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour stimuler leur productivité. » Pour Danielle Jacobs, présidente de l'INTUG, « il est déplorable que de nombreuses entreprises ne puissent faire appel qu'à un nombre limité de fournisseurs de services (…) Cette situation conduit à une situation de verrouillage et offre trop peu de choix et de flexibilité pour mettre au point la meilleure solution ». (IL)