Bruxelles, 22/01/2013 (Agence Europe) - La commission du contrôle budgétaire du PE déplore que plus de dix ans après le début du financement européen pour le démantèlement de huit réacteurs nucléaires en Bulgarie, Lituanie et Slovaquie, certains n'ont pas encore été fermés de manière irréversible.
Adopté mardi 22 janvier sur la base du rapport du Roumain Marian-Jean Marinescu (PPE) relatif au rapport 16/2011 de la Cour des comptes analysant la mise en œuvre de l'aide financière de l'UE à la Bulgarie, la Lituanie et la Slovaquie pour le déclassement de leurs centrales, un projet de résolution de la commission du contrôle budgétaire pointe du doigt lui aussi les irrégularités mises en exergue par la Cour. Le projet de texte critique les dépassements de coûts, les retards, le manque de coordination et de surveillance, l'éclatement des responsabilités, l'allocation de fonds trop conséquents alloués à des projets énergétiques non liés, et la fixation de priorités sur la base de mauvaises informations. La commission du contrôle budgétaire préconise donc la mise en place par la Bulgarie, la Lituanie et la Slovaquie, de plans de déclassement comprenant des enveloppes financières détaillées et expliquant la manière dont la fermeture des centrales nucléaires sera financée.
La commission du contrôle budgétaire se dit très inquiète par le manque de fonds suffisants pour achever le déclassement des réacteurs en Bulgarie, Lituanie et Slovaquie, évalué par la Cour des comptes à 2,5 milliards d'euros. Au-delà de cette somme, les députés avertissent que les États membres devront mettre assez de fonds de côté pour le déclassement d'un tiers des réacteurs de l'UE en fin de vie d'ici 2025. (EH)