Bruxelles, 19/12/2012 (Agence Europe) - L'UE a annoncé, mardi 18 décembre, le déboursement de 107 millions d'euros, sous forme d'un don, au profit du gouvernement tunisien. Ces fonds viendront en complément de deux prêts, d'un montant de 500 millions de dollars chacun, provenant de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement.
Dans un communiqué, la Commission européenne précise que cette aide exceptionnelle « par son montant permet au gouvernement d'équilibrer les comptes publics en cette année 2012 » et contribuera à « amortir les effets négatifs sur l'économie tunisienne de la crise internationale, ainsi que de l'instabilité qui existe encore dans le pays ». L'UE a donc décidé, selon le communiqué, d'accompagner « les réformes qu'entreprend le gouvernement pour relancer l'économie et mettre en place des institutions démocratiques et un État de droit ».
Schulz à Tunis. « La stabilité de la Tunisie est très importante pour l'Europe », a affirmé lundi soir Martin Schulz, qui a effectué une visite officielle en Tunisie les 18 et 19 décembre. Dans une tribune libre publiée dans les médias, le président du Parlement européen a tenté de rassurer les citoyens Tunisiens inquiets des tentatives « islamistes » de mainmise sur les rouages de l'État, en affirmant que « tout processus de transition démocratique reste fragile et empreint d'incertitudes ».
Pour M. Schulz, « la stabilité politique, la croissance économique et la prospérité partagée sont les meilleurs garants pour enraciner définitivement la démocratie dans le quotidien des citoyens ». Et d'ajouter: « La Tunisie, tout comme ses voisins européens, ne sont pas maîtres des cycles économiques mondiaux. Nous restons étroitement dépendants les uns des autres et nos cycles de croissance se nourrissent mutuellement. Mais, au-delà des échanges commerciaux et économiques, il ne faut jamais perdre de vue que nos citoyens, de part et d'autre de la Méditerranée, feront toujours partie d'une même communauté de destin. » Il a mis l'accent sur le besoin de favoriser l'intégration maghrébine. « Il ne fait aucun doute qu'un Maghreb intégré deviendrait un marché de taille bien plus attractif pour les investisseurs locaux et régionaux. Les formes et les modalités de ce processus d'intégration ne peuvent être importées de l'étranger, mais l'Union européenne est prête à partager son expérience », a-t-il réaffirmé. (FB)