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Bulletin Quotidien Europe N° 10755
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Sauvetage financier, premières retombées positives

Bruxelles, 19/12/2012 (Agence Europe) - La BCE a annoncé, mercredi 19 décembre, accepter à nouveau les titres grecs en garantie pour ses opérations de financement. Cette décision, qui lève de ce fait une restriction imposée en juillet, prendra effet dès ce 21 décembre. Selon l'Institut monétaire, cette situation a été rendue possible par l'évaluation positive de la 'troïka' sur la mise en œuvre du programme d'ajustement (assainissement budgétaire, réformes structurelles, privatisations, stabilisation du secteur financier) qu'Athènes applique en échange de l'aide financière débloquée.

Ces récents développements ont également permis à la notation souveraine grecque de retrouver des couleurs. Mardi, Standard and Poor's (S&P) a en effet attribué à la dette grecque la notation B- (toujours spéculative) qu'elle avait perdue en juin 2011. La précédente note de la Grèce était un 'défaut partiel', soit six crans en deçà. S&P justifie ce choix par la « forte détermination » des Européens à préserver la Grèce dans la zone euro. Les Dix-sept se sont en effet mis d'accord sur un panel de mesures destinées à alléger le fardeau de la dette afin de la ramener sur une trajectoire viable (EUROPE n° 10739). S&P motive également sa décision par « l'engagement du gouvernement grec » à mener à bien l'ajustement structurel et budgétaire en dépit de l'environnement hostile sur le plan économique et politique. Cette décision a été plus que bien accueillie par les marchés financiers puisque les taux d'emprunt à dix ans du pays sont retombés à leur plus bas depuis 2011, frôlant mercredi la barre des 12 %.

Prudent, le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, a estimé que cette décision était « une première étape dans la reconnaissance des efforts et des sacrifices du peuple grec » tout en appelant le pays à ne pas se reposer sur ses lauriers, la route restant « longue et difficile ». Le gouvernement grec est contraint d'imposer jusque 2016 une cure de 18 milliards d'euros à une population hostile. Les protestations ont d'ailleurs repris mercredi avec des grèves dans la fonction publique. En cause, « la destruction des services publics », ont dénoncé deux organisations de travailleurs. À noter que la Cour suprême grecque a validé la taxe sur la propriété immobilière qui sera perçue via les factures d'électricité. (EL)

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