Bruxelles, 24/10/2012 (Agence Europe) - La Commission européenne a proposé, mercredi 24 octobre, d'augmenter certains totaux admissibles de captures (TAC) et quotas pour 2013 dans les eaux de l'Atlantique et de la mer du Nord, en particulier le cabillaud en mer Celtique, le merlu du Sud, la sole au sud-est de l'Irlande et en Manche Ouest, ou le merlan de mer Celtique et la langoustine à l'ouest Écosse. Elle propose une hausse des possibilités de pêche pour 11 stocks, le maintien des TAC pour 5 espèces, et des baisses des prises pour 47 stocks.
Maria Damanaki, la commissaire européenne à la Pêche, note que grâce à la gestion à long terme, un certain nombre de stocks dans les eaux de l'Atlantique sont pêchés à des niveaux correspondant au rendement maximal durable (RMD). Mais 47 % des stocks sont surexploités, rappelle-t-elle, avant de justifier la vision qu'elle a de la réforme de la Politique commune de la pêche (PCP).
Lorsque c'est possible, les scientifiques évaluent la manière d'amener les stocks au niveau du RMD. Cette année, cela a été possible pour 20 stocks (contre 12 l'an passé). Il y a donc une amélioration de la qualité des données scientifiques, se félicite la Commission européenne.
Selon les avis scientifiques, les stocks suivants correspondent aux niveaux du RMD et donc la Commission propose pour l'an prochain une hausse des quotas ou le statu quo: la langoustine en Ouest Écosse (+1 % à 16 650 tonnes), la plie en Manche Est (+6 % à 5 342 t), le cabillaud (+1 % à 10 200 t) et la sole en mer Celtique (+4 % à 1 100 t) et la sole en Manche Ouest (+15 % à 894 t).
Par ailleurs, les stocks de cabillaud dans la mer d'Irlande et le Kattegat continuent d'être dans un piètre état, et la faiblesse des données est préjudiciable à la gestion de ces stocks. Le stock de sole en mer d'Irlande se situe à des niveaux très faibles et la Commission propose d'arrêter la pêche directe et de minimiser les captures accessoires.
Les avis scientifiques pour l'églefin en mer Celtique et la sole dans le golfe de Gascogne exigent d'après la Commission, des baisses considérables des TAC, pour que la ressource soit ramenée aux niveaux du RMD. En effet, l'institution européenne propose une baisse de 55 % (à 7 500 t) du TAC d'églefin en mer Celtique et dans le golfe de Gascogne, ainsi qu'une diminution de 18 % (à 3 200 t) des prises de langoustines dans le golfe de Gascogne.
Enfin, le cabillaud et le merlan dans la zone Ouest Écosse, qui subissent des taux très élevés de rejets, continuent d'être en très mauvais état et bien en dessous des limites de sécurité. La Commission propose de maintenir l'interdiction de pêcher le cabillaud en Ouest Écosse et de réduire de 20 % les prises de merlan en Ouest Écosse.
Pour plus de 30 stocks où des données manquent à l'appel, la Commission suit les avis scientifiques: une baisse de 20 % est ainsi requise.
D'autres propositions concernent: une baisse de 32 % du TAC de merlu du Nord, à 37 200 tonnes ; une baisse de 20 % des TAC de lotte en manche, mer Celtique et dans le golfe de Gascogne ; une baisse de 21 % des quotas de langoustine en mer du Nord ; une baisse de 20 % des prises de lieu jaune ; des baisses de 20 (manche et mer Celtique, et golfe de Gascogne) à 40 % (Ouest Écosse) pour les cardines, une baisse de 20 % pour tous les stocks de lieu noir ou encore le maintien du TAC pour l'anchois dans les eaux espagnoles et portugaises. La Commission attend des avis scientifiques notamment pour les raies. (LC)