Bruxelles, 24/10/2012 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, s'est dite « consternée », mardi 23 octobre, par l'exécution, la veille, de dix Iraniens accusés d'infractions relatives aux drogues. Mme Ashton a souligné qu'elle est « préoccupée » par les informations selon lesquelles la plupart de ces personnes n'ont pas bénéficié d'un procès équitable et ont été soumises à la torture durant leur détention. « Cet événement ne fait qu'ajouter au rythme alarmant des exécutions en Iran, soit plus de 300 exécutions depuis le début de l'année. La plupart des exécutions ont eu lieu après un procès sommaire, sans droit de faire appel et pour des infractions qui, selon les normes internationales minimales, ne doivent pas conduire à la peine capitale », a expliqué la Haute représentante qui a, une nouvelle fois, appelé à mettre fin aux exécutions en suspens et à un moratoire sur la peine de mort. Le 22, le ministère des Affaires étrangères français a condamné ces exécutions, rappelant que l'Iran est l'État qui applique le plus la peine de mort au regard de sa population. (CG)