Bruxelles, 22/10/2012 (Agence Europe) - Le réseau ferré de France (RFF) vient apporter de l'eau au moulin de la Commission européenne qui prépare une quatrième réforme ferroviaire. Dans une lettre datée de mi-octobre, la société fait part de sa conviction qu'un gestionnaire d'infrastructure doit intégrer « toutes les activités concourant à la bonne gestion et à la transparence du réseau: la gestion des circulations ferroviaires, la performance économique, la disponibilité des installations, leur entretien et leur modernisation ». RFF estime aussi que « rassembler dans une même entité l'opérateur historique et le gestionnaire d'infrastructure conduirait à un coûteux travail de cloisonnement interne ». À cette fin, le gestionnaire français calcule que « l'énergie dépensée pour garantir l'autonomie de ce dernier n'aurait d'égal que celle mise à réorganiser en permanence les systèmes sous pression des autorités de la concurrence française et européenne et de l'autorité de régulation ferroviaire ». (MD)