Bruxelles, le 22/10/2012 (Agence Europe) - Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, et ses partenaires du Pasok et de la Gauche démocratique (Dimar), Evangélos Vénizélos et Fotis Kouvélis, se retrouvent, ce mardi, dans le but de boucler le paquet d'économies de 13,5 milliards d'euros réclamées par les créanciers institutionnels du pays. Ils devraient également convenir du jour où ce train de mesures fera l'objet d'un vote du parlement grec, probablement la semaine prochaine, selon la presse grecque.
Pour Athènes, ce paquet doit être adopté coûte que coûte avant la réunion des ministres des Finances de la zone euro, le 12 novembre prochain. L'enjeu est de taille puisqu'il s'agit de la condition sine qua non à l'octroi d'un 'ballon d'oxygène' de 31, 5 milliards d'euros. Selon les estimations de M. Samaras, le pays peut en effet tenir sur ses réserves jusqu'au 16 novembre (EUROPE n°10714). Lundi, le parti du Premier ministre, Nouvelle Démocratie, a radié Nikos Stavrogiannis de son groupe parlementaire. Celui-ci avait déclaré sur une radio grecque qu'il ne voterait pas en faveur des mesures, qu'il jugeait « injustes, sévères et inefficaces ».
Sur les négociations avec la troïka (Commission européenne, BCE, FMI), qui butaient sur la réforme du marché du travail, la Commission européenne a refusé de commenter la récente annonce du Conseil de l'Europe, qui a déclaré illégales plusieurs réformes de 2010 dans ce domaine, les discussions étant en cours à ce sujet. Selon le comité des droits du Conseil de l'Europe, le contrat d'apprentissage et le salaire minimum pour les moins de 25 ans désormais en vigueur en Grèce, sont illégaux. Athènes devra donc les changer.
Par ailleurs, la Commission a coupé court aux rumeurs faisant état d'une réunion extraordinaire de l'Eurogroupe vendredi prochain. « Aucune réunion de l'Eurogroupe n'est envisagée pour le moment », à part celle du 12 novembre, a indiqué le porte-parole du commissaire chargé de l'euro Olli Rehn. (EL)