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Bulletin Quotidien Europe N° 10715
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) liban

Les Européens condamnent l'attentat à la bombe

Bruxelles, 22/10/2012 (Agence Europe) - Les Européens ont condamné, vendredi 19 et samedi 20 octobre, l'attentat à la voiture piégée qui a fait, selon le bilan définitif, 3 morts dont le général Wissam El Hassan et plus de 120 blessés, vendredi 19 octobre à Beyrouth au Liban. La Haute représentante Catherine Ashton et le président du Parlement européen, Martin Schulz, ont condamné fermement cet attentat et la violence. Mme Ashton a appelé les Libanais au calme et à faire en sorte que cette attaque « choquante » ne déstabilise pas le pays, soulignant qu'elle est « en contraste frappant avec les récents efforts pour reconstruire le pays, pour garantir sa stabilité, consolider le sentiment d'unité nationale et promouvoir une culture de dialogue ». La Haute représentante a souligné que les auteurs de ce crime doivent être poursuivis et traduits en justice. Solidaire avec le peuple libanais, M. Schulz a aussi souligné qu'un Liban pacifique et stable était crucial pour le peuple libanais, mais aussi pour l'ensemble de la région.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, s'est dit « horrifié » par l'attentat, le qualifiant d'« acte horrible qui montre un mépris révoltant pour la vie humaine ». Il a apporté son soutien au gouvernement libanais dans ses efforts pour construire un Liban « plus stable et sécuritaire ». Son homologue suédois, Carl Bildt, a qualifié l'attaque de « très inquiétante », rappelant que la stabilité du pays était d'une « importance fondamentale » pour la région. Le président français, François Hollande, a condamné « avec la plus grande fermeté » l'attentat, souhaité que la lumière soit faite sur cet « acte terroriste ». Il a appelé « tous les responsables politiques libanais à maintenir l'unité du Liban et à le protéger de toutes les tentatives de déstabilisation, d'où qu'elles viennent ». Selon son chef de la diplomatie, Laurent Fabius, « tout indique que (l'attentat) est le prolongement de la tragédie syrienne ». (CG)

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