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Bulletin Quotidien Europe N° 10715
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

La convergence des aides directes fait débat au Conseil

Bruxelles, 22/10/2012 (Agence Europe) - Les ministres européens de l'Agriculture ont fait montre, lundi 22 octobre à Luxembourg, de différences d'appréciation sur la convergence interne des aides directes, un des volets importants de la réforme de la politique agricole commune (PAC).

Un groupe de pays constitué notamment de la France, l'Espagne, l'Italie, l'Autriche et l'Irlande, estiment que l'objectif de parvenir en 2020 à une convergence des aides (meilleure répartition des aides entre anciens et nouveaux pays membres) était infaisable et ont demandé plus de temps.

« La question qui se pose est comment arriver à rompre avec les références historiques et arriver à une convergence réelle en 2020 sans induire des perturbations majeures de certaines filières agricoles », a expliqué Dacian Ciolos, le commissaire européen à l'Agriculture. Il a mis en garde les pays. Il veut non pas « un simulacre de convergence », mais « une vraie convergence des aides au revenu au sein de chaque région ou de chaque pays selon le choix que vous ferez ». Il a martelé que son ouverture est « réelle » pour obtenir une « convergence praticable de l'aide de base au revenu ». Toutefois, pour l'aide au titre du verdissement, celle-ci sera égale pour chaque agriculteur à 30 % de l'enveloppe régionale ou nationale des aides directes dès la première année de réforme de la PAC, a dit le commissaire. Le même niveau d'aide s'impose par région, dès le début. « C'est logique, juste et pour moi sans équivoque », a conclu M. Ciolos.

Jeunes agriculteurs. Le Conseil a discuté aussi du dispositif d'aide à l'installation des jeunes agriculteurs. Une majorité de pays se sont prononcés en faveur d'un dispositif facultatif d'aide à l'installation des jeunes agriculteurs. Et nombreux sont les pays qui souhaitent que cette aide provienne aussi bien du premier (aides directes) que du second (développement rural) pilier. Certain pays, comme le Portugal, ont demandé que ce soutien soit obligatoire, comme le propose la Commission européenne. (LC)

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