Strasbourg, 05/10/2012 (Agence Europe) - Le projet, élaboré depuis de longs mois, était évoqué comme un 'Davos de la démocratie' organisé dans une ville qui se veut capitale des droits de l'Homme puisqu'y siège, notamment, la Cour européenne du même nom. Tractations et voyages en tous sens aidant, ce fameux Davos d'un nouveau genre a été lancé ce vendredi 5 octobre au Conseil de l'Europe, instance organisatrice en partenariat avec la Ville de Strasbourg et la Région Alsace.
Lundi matin, Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), prononcera une allocution avant de laisser la parole au président tunisien, Moncef Marzouki, à la lauréate yéménite du Prix Nobel de la Paix 2011, Tawakkul Karman ainsi qu'au ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. Plus de mille personnes venues d'une centaine de pays sont attendues à Strasbourg pour « tenter de voir comment les démocraties peuvent répondre aux attentes des citoyens tout en respectant les différentes valeurs et traditions ». Elles croiseront leurs points de vue au cours d'ateliers, tables rondes et conférences organisés autour de grands thèmes tels que: 'Démocratie: valeur universelle ?' ; 'Valeurs virtuelles ? Démocratie et nouveaux réseaux sociaux' ; 'Un modèle pour tous ? Démocratie et mondialisation'. « Il s'agira de chercher des réponses démocratiques aux défis économiques, sociaux et politiques qui se posent aux sociétés contemporaines », annonce Thorbjorn Jagland, secrétaire général du Conseil de l'Europe, ancien chef du gouvernement norvégien et actuel président du Comité du Prix Nobel de la Paix, « de confronter les conceptions classiques avec les nouvelles réalités ». Responsables politiques, universitaires mais aussi militants de la société civile, blogueurs et grand public vont ainsi se retrouver à Strasbourg de lundi à jeudi prochains au cours de la première édition d'un Forum dont ses organisateurs espèrent faire un rendez-vous annuel. Parallèlement se tiendra en divers lieux de Strasbourg un programme 'Off' ouvert au grand public avec conférences, débats, expositions, projections de reportages et concert. À noter des appels à un 'contre-forum' lancés sur les réseaux sociaux avec pour mot d'ordre: « Occupons la fausse démocratie. » Mais c'est là un premier signe de succès, selon les organisateurs de la manifestation officielle…(VL)