Bruxelles, 05/10/2012 (Agence Europe) - Le commissaire au Commerce ne juge pas nécessaire, à ce stade, d'activer la clause de sauvegarde pour l'automobile, comme le veut Paris.
La France qui, sous la pression de ses constructeurs automobiles PSA Peugeot Citroën et Renault, a demandé cet été une surveillance étroite des importations sur le marché européen de voitures sud-coréennes, qu'elle soupçonne en forte hausse un an après la mise en œuvre le 1er juillet 2011 de l'accord de libre-échange UE/Corée du Sud, pourrait ne pas obtenir l'activation de la clause de sauvegarde automobile prévue.
« Nous enquêtons sur ce sujet, mais ce que les Français prétendent n'est tout simplement pas vrai », a expliqué Karel De Gucht, dans un entretien à l'agence allemande DPA, mercredi 3 octobre. « De prime abord, il y a très peu, voire aucune preuve » d'une hausse massive des exportations sud-coréennes de voitures, a insisté le commissaire, soulignant le fait que de nombreuses voitures sud-coréennes sont assemblées non dans les pays d'Asie, mais en Europe. M. De Gucht a de nouveau défendu l'accord commercial dans son ensemble, ajoutant qu'il a conduit à une baisse « considérable » du déficit de l'UE vis-à-vis de la Corée du Sud.
Selon les chiffres de l'exécutif européen, les importations de voitures sud-coréennes dans l'UE ont crû de 17% entre juillet 2011 et mars 2012, pour un montant de 600 millions d'euros. Par ailleurs, le nombre de voitures sud-coréennes importées dans l'UE en 2011 n'était que la moitié ce qu'il était en 2007. (EH)