Bruxelles, 05/10/2012 (Agence Europe) - La commissaire européenne à la Justice, aux Droits fondamentaux et à la Citoyenneté a rôdé son argumentaire sur les quotas féminin dans les grandes entreprises avant l'heure et en terrain conquis. Elle a expliqué son intention de présenter une « proposition subsidiarité-friendly » au Parlement européen, et ce alors que son projet de directive est déjà âprement débattu sans même avoir déjà été dévoilé.
Viviane Reding a détaillé ses intentions pour briser le fameux plafond de verre qui empêche les femmes à accéder à des postes à haute responsabilité, lors d'une conférence au Parlement européen dédiée à l'égalité des genres et au rôle de l'UE. Sa proposition législative est attendue ce mois-ci et la commissaire promet avoir été guidée au cours de la rédaction par « le principe de subsidiarité et de proportionnalité » qui lui est cher, affirme-t-elle. Elle prend pour exemple le fait que les 40% de quotas féminins dans les conseils d'entreprises cotées en bourse ne devraient concerner que les postes non-exécutifs, que les PME seraient exemptées, que seules les qualifications devraient être un critère de sélection. Mais aussi que la mesure ne serait que temporaire, et qu'elle serait flexible au cas où aucun « candidat du sexe sous-représenté n'est disponible ». Autant d'exemples qui à ses yeux fournissent des arguments suffisants pour que les députés « siégeant en commission affaires légales ou affaires européennes des parlements nationaux ne soient tentés de remettre en question l'initiative sur base de la subsidiarité », a-t-elle lancé. (MD)