Bruxelles, 12/07/2012 (Agence Europe) - En voyage en Serbie, la ministre des Affaires étrangères chypriote, Erato Kozakou-Marcoullis, au nom de la présidence, a souligné, mercredi 11 juillet, le soutien de son pays à l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Serbie en décembre 2012. « Nous voulons voir cette candidature mener (…) à une décision prise par le Conseil européen sur l'ouverture des négociations avec la Serbie », a souligné la ministre.
Elle a précisé qu'elle est à Belgrade pour « rassurer les dirigeants serbes sur le fait que Chypre va tout faire pour aider la Serbie à aller de l'avant dans le processus d'intégration européenne. (…) J'ai assuré au futur Premier ministre la position de l'UE en ce qui concerne l'intégration européenne de la Serbie ».
Rappelant que son pays, tout comme quatre autres États membres, n'a pas reconnu l'indépendance du Kosovo, et que cette reconnaissance « n'est pas une condition pour l'adhésion de la Serbie de l'UE », Mme Kozakou-Marcoullis a cependant rappelé que « de nouveaux progrès dans les perspectives européennes de la Serbie sont liés à la question du Kosovo et au dialogue entre Belgrade et Pristina ». Elle a précisé que le rapport de suivi sur la Serbie, publiée en octobre par la Commission, « est essentiel » pour décider de l'ouverture ou non des négociations.
De son côté, le président serbe Tomislav Nikolic a souligné qu'il espère que des progrès dans le processus d'adhésion à l'UE seront faits en décembre, rappelant que son pays est très important dans la région des Balkans. Selon lui, l'adhésion à l'UE est un objectif stratégique de la politique étrangère de la Serbie, car elle garantit de nouvelles perspectives pour le développement de l'économie nationale. (CG)