Bruxelles, 29/03/2012 (Agence Europe) - Déçu par un relâchement en matière de sécurité routière que traduisent les chiffres de 2011, Siim Kallas annonce plus de contrôles de police et le contrôle technique obligatoire pour les motos. Malgré un climat de crise, il n'admettra pas de coupe budgétaire dans la sécurité routière, et demande aux États membres quels sont leur plan d'action nationaux à cette fin.
Le commissaire européen chargé du transport réalise avec déception que les performances pour la sécurité sur les routes européennes s'essoufflent. Après des chiffres encourageants au cours de la dernière décennie, avec une chute de 6% des accidents mortels, le nombre de tués n'a diminué que de 2% en 2011. Plus grave, des pays réputés bons élèves ont vu le nombre de décès augmenter, comme l'Allemagne ou la Suède.
« Chaque jour, 85 personnes trouvent la mort sur nos routes. Ces chiffres sonnent comme un dur rappel à la réalité», déclare M. Kallas. Impossible de déterminer à ce stade s'il s'agit juste d'une mauvaise année en termes de sécurité routière, ou s'il s'agit d'une tendance qui s'amorce. Il faut donc analyser les données, et surveiller peut-être aussi l'inattention au volant engendrée par l'usage de smartphones. Mais Siim Kallas est bien décidé à ce que ce retour en arrière ne s'installe pas. Les trois tueurs majeurs sont connus: boire de l'alcool et conduire, ne pas porter de ceinture de sécurité, et brûler les feux rouges. Pour le commissaire européen, les règles nationales en la matière « ne fonctionnent que si appliquées, donc il faut des contrôles ». Il se dit par conséquent en faveur de plus de policiers affectés à la sécurité routière. Constatant que les victimes de la route parmi les motards n'ont pas diminué en 10 ans, ce sera son objectif spécifique pour 2012. Il entend donc que le contrôle technique devienne obligatoire pour les deux roues (proposition à approuver avant l'été), et que la conduite des grosses cylindrées ne soit plus autorisée pour les plus jeunes (en janvier dans les États membres). Enfin, il tient les État membre à l'œil afin qu'ils ne relâchent pas leurs efforts: « Je vais demander aux ministres compétents de chaque État membre des informations sur les plans nationaux de lutte contre l'insécurité routière pour 2012 afin de m'assurer que, même dans un contexte économique difficile, les ambitions de ces plans - essentiels pour la sécurité routière - ne seront pas réduites ». (MD)