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Bulletin Quotidien Europe N° 10565
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) conseil europÉen

Schengen, les Pays-Bas campent sur leur position

Bruxelles, 01/03/2012 (Agence Europe) - Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a à nouveau exprimé jeudi 1er mars à Bruxelles l'opposition de son pays à l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen, alors que les Vingt-sept devaient quand même tenter d'en discuter jeudi soir lors de leur réunion formelle. Mark Rutte avait déjà exprimé ce point de vue au président du groupe S&D du Parlement européen Martin Schulz, le matin, lors d'une rencontre bilatérale. Il a ensuite réitéré sa position en marge du sommet des Libéraux, selon l'AFP.

Pour le Premier ministre des Pays-Bas, une décision reste subordonnée à l'obtention de rapports positifs de la Commission européenne dans le cadre du Mécanisme de vérification et coopération (CVM), qui détermine les progrès des deux pays en matière de lutte contre la corruption et de réformes judiciaires. Et le prochain rapport sera publié en juillet.

M. Rutte estime que les deux pays n'ont pas encore accompli suffisamment d'efforts pour intégrer Schengen et son pays, qui n'est pas opposé en principe à cet élargissement de Schengen, différera d'ailleurs sa décision tant que des garanties solides n'auront pas été apportées, a-t-il dit à l'issue de sa rencontre avec M. Schulz.

« Avec tous les problèmes que nous avons actuellement avec les frontières de la Grèce, la question est de savoir si la Bulgarie et la Roumanie peuvent mettre en œuvre en temps et en heure sur le terrain toutes les conditions préalables des critères de Schengen », a ensuite indiqué M. Rutte en marge de la réunion des Libéraux.

Jeudi soir, les Vingt-sept devaient toutefois toujours tenter de parvenir à une solution, du moins à des conclusions qui rappelleraient la nécessité de régler rapidement le problème mais aucune tentative de trouver de nouveaux compromis, autre que celui d'une accession en deux phases, n'était encore prévue jeudi après-midi. Furieuse, la Roumanie avait en début de semaine fait planer la menace de ne pas valider la candidature de la Serbie à l'UE, en réaction au refus néerlandais de l'intégrer dans Schengen. Et Bucarest avait demandé des garanties supplémentaires de la part de Belgrade quant à la minorité roumaine vivant en Serbie. Ce moyen de pression, toutefois peu pertinent pour des Néerlandais pas en première ligne dans l'ouverture de l'UE à la Serbie, n'aura en tout cas pas duré très longtemps, un compromis favorable à la Roumanie ayant été trouvé jeudi matin. Toujours selon l'AFP, la Commission aurait fait la promesse à Bucarest de suivre de très près la mise en œuvre de la législation serbe de protection des droits de cette minorité. (SP)

 

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