Bruxelles, 01/03/2012 (Agence Europe) - Les libéraux démocrates européens (ELDR) perdent patience en comptant les Conseils européens qui « répètent toujours en 7 pages le besoin de croissance », a ironisé jeudi 1er mars Guy Verhofstadt, chef de file du groupe ADLE au Parlement européen, à l'issue d'un lunch du parti dédié au sommet. Il insiste sur le besoin de mettre en pratique dès à présent l'agenda de croissance, et rappelle aussi que le brevet européen et les emprunts obligataires sont discutés déjà depuis plus d'un an du côté du Parlement. Pour les libéraux démocrates, le Conseil européen devrait donner la part belle à l'agenda numérique, qui a un rôle essentiel à jouer aussi pour la croissance. Neelie Kroes, commissaire européenne en charge du dossier, a participé à la réunion et a plaidé pour l'achèvement du marché unique numérique, qui pourrait aussi donner de l'emploi aux jeunes, comme le souhaite le Conseil et la Commission, alors que d'ici quelques années, 700 000 emplois devront être pourvus dans les TIC, a-t-elle insisté.
L'aile libérale démocrate européenne ne tolèrera ni une Europe poussant dehors la Grèce, ni une Europe à deux vitesses: le président de l'ELDR, Sir Graham Watson, soutient une Communauté européenne à 27. « Nous avons la preuve qu'une Europe dominée par le PPE ne fonctionne pas », a-t-il ajouté. Le groupe est aussi pleinement favorable à ce que la Serbie obtienne le statut de pays candidat, et espère que le Conseil européen ira dans ce sens. C'est une chose qui aurait déjà dû être faite lors du Conseil Affaires générales il y a deux jours, a déploré le ministre d'État allemand, Michael Link, regrettant le blocage de la Roumanie. (MD)