Bruxelles, 01/03/2012 (Agence Europe) - La France a transmis le 1er mars la co-présidence nord de l'Union pour la Méditerranée à l'Union européenne, a annoncé un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. Cette annonce vient après la décision lundi du Conseil Affaires étrangères d'organiser l'exercice de cette présidence de la partie européenne en application du Traité de Lisbonne (EUROPE n° 10561).
« La transmission de la co-présidence de l'UpM à l'Union européenne illustre le rôle central de l'Union européenne dans l'accompagnement des changements en cours au sud de la Méditerranée, rôle déjà marqué par le renouvellement de sa politique européenne de voisinage. L'Union européenne renforcera ainsi la cohérence de son action bilatérale de soutien aux transitions, avec son action régionale dans le cadre de l'UpM, enceinte unique d'une coopération euro-méditerranéenne basée sur les principes d'égalité et de co-appropriation », affirme la France.
Du côté arabe, la co-présidence assurée par l'Égypte doit être également renouvelée mais aucune candidature d'un autre pays de la rive sud n'est présentée. On cite la possibilité que ce mandat revienne à la Jordanie, un des rares pays (avec le Maroc et l'Égypte) à pouvoir entrer en contact avec Israël, membre de l'UpM. La Tunisie, pressentie, ne peut s'y résoudre comtpe tenu des évolutions de sa politique interne pour les mêmes raisons liées au dialogue avec Israël.
Le porte-parole français saisit l'occasion pour un bilan de son mandat exercé depuis la réunion ministérielle de Marseille en novembre 2008. « Au moment où les peuples du monde arabe font valoir leur droit à la dignité, la liberté et la démocratie, l'Union pour la Méditerranée, dans le prolongement et la continuité du processus de Barcelone, lancé en novembre 1995, doit permettre une meilleure prise en compte des nouvelles réalités de la région et favoriser la convergence socio-économique entre ces deux rives de la mer commune, condition d'une stabilité et d'une prospérité partagées ».
« La France, qui a co-présidé avec l'Égypte l'Union pour la Méditerranée depuis sa fondation en juillet 2008, a particulièrement appuyé le lancement de projets concrets à même de répondre aux besoins des populations de la rive sud: achèvement de l'axe autoroutier transmaghrébin, Plan solaire méditerranéen, projets de la Fondation des Femmes pour la Méditerranée, projets en faveur de la mobilité étudiante et de la recherche, projet de création d'une usine de dessalement d'eau de mer à Gaza ».
Pour le porte-parole, « le renforcement du rôle de l'Union européenne dans la gouvernance de l'Union pour la Méditerranée doit également amener l'Union européenne, au travers de la politique européenne de voisinage, à apporter un soutien accru aux projets concrets de l'UpM ». (FB)