Bruxelles, 01/03/2012 (Agence Europe) - Pour les leaders du Parti socialiste européen (PSE), il est temps pour le Conseil européen, réuni jeudi 1er et vendredi 2 mars, d'investir dans l'économie européenne et dans la jeunesse. Selon le PSE, les politiques mises en œuvre par les conservateurs, à savoir réduction des dépenses, déréglementation du marché du travail et libéralisation du secteur des services, ne sont pas la bonne réponse. « L'Europe a besoin d'une stratégie d'investissement globale, progressive et coordonnée qui nous permette de sortir de la crise. Prendre des mesures uniquement du côté de l'offre n'est pas la solution alors que le plus grand obstacle à la croissance en Europe est le manque de demande », écrit le PSE dans une lettre envoyée au président du Conseil européen.
Pour le PSE, la stratégie doit reposer avant tout sur la mise en place des instruments qui permettraient au secteur privé d'investir dans le renouvellement de l'économie européenne, avec l'aide de la Banque européenne d'investissement. Les fonds récoltés pourraient être combinés pour financer un Fonds européen permettant de lever des capitaux pour les PME, qui ont du mal à obtenir des crédits auprès des banques. « Au cœur de nos propositions réside le fait que chaque euro investi intelligemment dans l'économie réelle va générer un retour profitable pour nos économies et les comptes nationaux, ainsi qu'un retour social positif pour nos citoyens », lit-on dans la lettre. Le PSE préconise notamment: - la création d'une taxe sur les transactions financières (avec une assiette large) ; - la réforme des systèmes fiscaux nationaux notamment pour mieux combattre la fraude fiscale et harmoniser les politiques fiscales au niveau de l'UE ; - l'élimination progressive des subventions préjudiciables à l'environnement et la réduction des importations de combustibles fossiles (pour permettre aux pays de financer des investissements porteurs de croissance et de création d'emplois) ; - une réforme complète du budget de l'UE (recettes et dépenses) ; - un soutien accru pour le secteur industriel pour accroître les exportations ; - la création d'un Fonds européen pour la jeunesse pour intégrer les jeunes dans le marché du travail ; - la mise en place des bons outils pour veiller à ce que les secteurs présentant un fort potentiel de croissance (énergies renouvelables, efficacité énergétique, gestion des déchets, santé, services sociaux, Internet…) reçoivent des investissements publics et privés plus élevés, tout en conservant leur rôle premier consistant à servir l'intérêt public. (LC)