Bruxelles, 01/03/2012 (Agence Europe) - Le Conseil européen va confirmer, jeudi 1er mars dans la soirée, l'octroi du statut de candidat à l'adhésion de la Serbie, recommandé mardi 28 février par le Conseil des Affaires générales. « C'est une décision assez historique et nous espérons qu'elle sera confirmée », a précisé un diplomate européen. Le président roumain Traian Basescu a renoncé jeudi à s'opposer à l'octroi à la Serbie du statut de candidat à l'entrée dans l'Union européenne, levant ainsi le dernier obstacle à cette étape importante sur la voie de l'adhésion. Interrogé à son arrivée à un sommet des dirigeants européens à Bruxelles par des journalistes serbes pour savoir si le problème avec les minorités a été réglé, M. Basescu a répondu oui. Auparavant, des sources diplomatiques avaient indiqué que Bucarest avait conclu un compromis avec Belgrade garantissant notamment que les droits de la minorité roumaine vivant en Serbie, évaluée à quelque 30 000 personnes, soient bien protégés. Ce point avait été soulevé en début de semaine par la Roumanie, à la surprise générale, pour justifier les réserves du pays concernant l'octroi du statut de candidat à la Serbie.
Mardi, le Conseil a confirmé que Belgrade a rempli les critères fixés par les chefs d'État et de gouvernement en décembre 2011: progression dans le dialogue avec le Kosovo avec un accord sur la coopération régionale, avancée dans la mise en œuvre des accords déjà conclus, y compris la gestion intégrée des frontières, et développement de sa coopération avec la mission Eulex et la KFOR.
Pour rassurer Bucarest, la Commission européenne a annoncé qu'elle allait suivre de près la question des minorités et qu'elle était prête à aider Belgrade sur la « mise en œuvre » de sa législation à ce sujet. « La Serbie et la Roumanie ont des discussions bilatérales » à ce sujet. Mais l'obtention du statut ne signifie pas l'ouverture des négociations, qui nécessitera un autre accord des États membres.
Discussions sur la Syrie et le Bélarus
Vendredi, les chefs d'État et de gouvernement devraient faire un point sur la Syrie, « sur la base des conclusions du Conseil des Affaires étrangères du 27 février », qui, entre autres, renforcent les sanctions sur le régime, condamnent la violence et appellent à une aide humanitaire, tout en tenant compte des évolutions depuis, sur « ce qu'il se passe sur le terrain, au niveau humanitaire et sur les Nations unies ». Ils feront aussi un point sur les développements du 'Printemps arabe'.
Enfin, le Conseil européen reviendra sûrement sur « les relations tumultueuses avec le Bélarus », selon un diplomate européen. « Certains pays particulièrement concernés auront peut être envie d'avoir une trace (des problèmes avec ce pays - NdlR) dans les conclusions », a-t-il ajouté. (CG)