Bruxelles, 29/02/2012 (Agence Europe) - L'anonymisation est la préoccupation principale du président de la commission des transports du Parlement européen, Brian Simpson (S&D, britannique), dans son rapport sur les modifications à réaliser pour aligner la législation européenne en matière de formation et de qualifications des gens de mer sur les dispositions prescrites par l'Organisation maritime internationale (OMI). La convention STWC relative à ce sujet a été amendée à Manille en 2010, et les modifications sont entrées en vigueur le 1er janvier 2012 ; il convient donc de les incorporer au droit européen.
Le seul apport nouveau introduit par Brian Simpson, et soutenu largement par ses collègues de la commission des transports, est la collecte des données statistiques relatives à l'emploi dans le maritime afin d'avoir une « une idée plus claire de la situation des gens de mer », mais il insiste pour que l'anonymat soit protégé. Quelques députés, comme Georgios Koumoutsakos (PPE, grec) et Dominique Vlasto (PPE, française), souhaiteraient avoir des dispositions supplémentaires sur la piraterie, mais M. Simpson s'est dit impuissant pour intégrer de tels souhaits car cela dépasse le cadre de la transposition, sa seule marge de manœuvre étant à l'intérieur du droit européen. Le rapporteur a reconnu le retard accumulé dans la transposition législative, principalement à cause du Parlement européen, mais est confiant, à l'instar de la Commission européenne, que le texte sera finalisé sous présidence danoise. Le Parlement devrait adopter son rapport lors de la séance plénière de juin. (MD)