Bruxelles, 28/02/2012 (Agence Europe) - Les autorités grecques mettent les bouchées doubles pour respecter leurs engagements en vue de la réunion extraordinaire de l'Eurogroupe qui se tiendra jeudi 1er mars, quelques heures avant le Conseil européen appelé à faire le point sur l'état d'avancement du 2ème sauvetage financier de la Grèce. Le gouvernement de Lucas Papademos devait approuver des mesures telles qu'une réduction drastique des salaires du secteur privé, tandis que le parlement grec était appelé à donner son feu vert sur une série de mesures parmi lesquelles des coupes dans les dépenses publiques et dans le système de retraite.
Les Européens, comme les marchés financiers, ne se sont pas étonnés de l'annonce par Standard and Poor's de la dégradation de la notation financière de la Grèce au niveau le plus bas de l'échelle, à savoir la catégorie défaut. « Je prends note de la décision de S&P de rabaisser le rating de la Grèce au niveau du défaut partiel résultant de la décision de la Grèce d'introduire des clauses d'action collective à certains titres de dette grecs. Cette décision, et d'autres décisions similaires par des agences de notation financière ont été dûment anticipées et prises en compte dans la planification de l'opération (de restructuration de la dette grecque) impliquant la participation du secteur privé », a déclaré le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker lundi 27 février au soir dans un communiqué. L'introduction de ces clauses dans la législation pourrait permettre aux autorités grecques d'obliger certains créanciers privés récalcitrants à accepter l'échange de dette tel que prévu dans l'accord de l'Eurogroupe sur le 2ème sauvetage. Si la Grèce les utilise, les créanciers concernés se retrouveraient dans une situation moins favorable que celle à laquelle ils pourraient normalement s'attendre si la Grèce avait honoré ses échéances de remboursement de dette. (MB)