Bruxelles, 26/01/2012 (Agence Europe) - Il y a manifestement un malaise européen lié au déploiement de l'ERTMS le long des voies ferrées européennes. Le système européen de gestion du trafic ferroviaire européen (ERTMS- European Railways Traffic Management System) a fait des émules dans d'autres grandes nations (Chine, Inde, Arabie Saoudite entre autres) qui l'adoptent sur leurs nouvelles voies ferrées. Mais les nations européennes restent frileuses pour souscrire pleinement à l'ERTMS, principalement en raison des coûts disproportionnés de mise en application et d'autorisation, et des conceptions historiques du réseau. Lors d'une réunion de Rail Forum Europe (une association fondée par 15 députés européens, pour faciliter le dialogue entre les institutions et le secteur ferroviaire) au Parlement européen, mercredi 25 janvier, Antonio Preto, chef de cabinet d'Antoni Tajani, commissaire européen à l'Industrie, se félicitait que 50% des équipements ERTMS, conçus et produit en Europe, soient vendus à des nations tierces, mais regrettait que l'engouement ne soit pas européen. Cette situation paradoxale interpelle bien sur tout le secteur ferroviaire qui se dépêtre toujours dans une vingtaine de systèmes nationaux qui doivent coexister. Même si les États membres devront communiquer, fin 2012, à la Commission européenne, leurs intentions pour la mise en place de l'ERTMS d'ici 2015, de nombreuses voix du secteur s'élèvent pour que la Commission agisse plus durement pour accélérer le déploiement concret de l'ERTMS dans l'Union, régler les problèmes persistants, et élargir les compétences de l'Agence ferroviaire européenne. (MD)