Bruxelles, 27/10/2011 (Agence Europe) - Les députés européens ont invité, jeudi 27 octobre, le Conseil et la Commission européenne à organiser une nouvelle rencontre avec le président ukrainien Viktor Yanoukovitch avant le sommet UE-Ukraine du 2 décembre prochain. Cette réunion offrirait « une excellente occasion pour s'attaquer aux graves préoccupations adressées au gouvernement ukrainien et rétablir un dialogue constructif qui pourrait conduire à la signature de l'accord d'association, à condition que des progrès significatifs soit faits sur les points techniques restants et sur les principaux obstacles politiques », ont souligné les eurodéputés dans une résolution adoptée le 27 octobre.
Déplorant la condamnation d'Ioulia Timoshenko, l'ancien Premier ministre du pays, les députés prient les autorités ukrainiennes d'assurer un processus juridique équitable, transparent et impartial pour son appel s'inquiètent des nouvelles enquêtes à son encontre. Selon eux, le défaut de révision de la condamnation « va mettre en péril la conclusion de l'accord d'association et sa ratification ». Les élus se sont félicités de la conclusion de l'accord de libre échange « approfondi et global », qu'ils ont considéré comme une base solide pour l'« éventuelle » finalisation des négociations sur un accord d'association.
Préoccupés par des signes de recul des libertés démocratiques et par l'instrumentalisation possible des institutions de l'État à des fins partisanes et de vengeance politique, les députés ont souligné que le renforcement de la primauté du droit et de la réforme interne, y compris une lutte crédible contre la corruption, sont essentiels à la consolidation de la démocratie en l'Ukraine. Le Parlement a également invité la Commission à soutenir la réforme judiciaire ukrainienne et à envisager la création d'un groupe consultatif de haut niveau pour aider le pays. Les députés ont aussi demandé que les recommandations de la Commission de Venise et de l'OSCE sur le projet de loi électorale parlementaire soient adoptées et appliquées « d'une manière opportune, globale et inclusive, impliquant à la fois l'opposition et la société civile ». (CG)