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Bulletin Quotidien Europe N° 10484
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/grÈce

2ème sauvetage, précisions sur la participation du secteur privé

Bruxelles, 27/10/2011 (Agence Europe) - Le secteur financier a accepté de participer volontairement au 2ème sauvetage grec et de façon plus ample que ce qu'il avait annoncé fin juillet à l'issue d'un précédent sommet de l'Eurozone (EUROPE n° 10483). Cette contribution privée aura pour objectif de ramener la dette publique grecque à 120% du PIB national d'ici 2020. D'ici la fin de l'année, les détenteurs de titres grecs pourront décider d'échanger leurs obligations pour d'autres titres à la valeur nominale réduite de moitié. Ces nouveaux titres bénéficieront d'un mécanisme de rehaussement de crédit financé à hauteur de 30 milliards d'euros par des fonds publics. En clair, si un investisseur possède une obligation qui vaut 100, le titre accepté en échange ne vaudra plus que 50 dont le remboursement d'une partie (15 ?) serait moins risqué car adossé au fonds de sauvetage, la Facilité EFSF. 210 milliards d'euros de titres grecs sont concernés, sur les 350 milliards d'euros que représente le stock total de dette grecque. Ce qui explique le chiffre d'environ 100 milliards avancé, jeudi 27 octobre à l'issue du sommet. L'accord du 27 octobre, basé sur une coupe dans la valeur faciale de la dette, véhiculerait plus de réduction de dette que l'accord du 21 juillet. L'application du premier accord n'aurait permis de réduire la dette grecque qu'à 163% du PIB national. Il se pourrait qu'au cours de ce processus, la Grèce soit temporairement mise en situation de défaut partiel. Auquel cas, la BCE bénéficierait d'un soutien public pour qu'elle continue à accepter les titres grecs apportés en garantie par les banques qui auraient recours à ses liquidités. Le 2ème programme grec sera financé par 130 milliards d'euros de fonds publics et 100 milliards de contribution du secteur privé. Plus le 'haircut' opéré sur la dette grecque est important, plus il devient difficile de convaincre le secteur privé d'accepter volontairement de contribuer au 2ème sauvetage grec, et d'éviter un défaut d'Athènes. La Fédération bancaire européenne s'engage dans un communiqué à répondre au message « cohérent » de l'Eurozone, même si la décote de 50% sur la dette grecque et le processus accéléré de recapitalisation constituent « un effort énorme et exceptionnel ». (MB)

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