Varsovie, 27/10/2011 (Agence Europe) - La présidence polonaise a fait de la lutte contre les drogues de synthèse sa priorité (lire aussi EUROPE n° 10483). Elle l'a rappelé, mercredi 26 octobre, lors d'une conférence dans la capitale du pays. « Ces nouvelles menaces sont connues en Pologne, mais grâce à des autorités publiques efficaces, ce phénomène a été limité », précise Andrzej Matejuk, le chef de la police polonaise. Le Conseil des ministres européens de la justice et des affaires intérieures doit adopter un Pacte européen contre les drogues de synthèse. « À cet égard, il est très important de promouvoir une coopération plus étroite entre l'UE et les pays de l'Europe de l'Est », précise-t-il.
La Commission estime qu'au cours des deux dernières années, toutes les deux semaines une nouvelle substance synthétique entre en circulation. En 2010, l'UE a identifié un nombre record de 41 substances, un an plus tôt cette liste contenait 24 articles. Ces substances psychoactives ont des effets semblables à ceux provoqués par la consommation d'ecstasy ou de cocaïne. Ils sont en plus disponibles sur Internet et se propagent rapidement dans de nombreux États membres, qui doivent faire face à des difficultés pour empêcher leur vente.
Un récent sondage Eurobaromètre a examiné la consommation des drogues de synthèse dans les différents États européens: 16 % en Irlande, 9% en Pologne comme en Lettonie, 8% au Royaume-Uni, 7% au Luxembourg. L'enquête a également montré que dans les 27 États membres de l'UE, la grande majorité des 15-24 ans demandent l'interdiction de ce type de substance. (VW)