Bruxelles, 05/04/2011 (Agence Europe) - La modernisation et la pérennisation des systèmes de santé étaient au centre des discussions des ministres européens de la Santé réunis ces 4 et 5 avril à Gödöllö pour une réunion informelle présidée par le ministre hongrois de la Santé Miklós Szócska. Les cadres de coopération européenne en matière de santé publique définis par la stratégie européenne pour la santé adoptée en 2007 reflètent parfaitement l'importance croissante de la santé et de la santé publique. Les défis auxquels est confrontée l'Union européenne sont la mise en place de services médicaux nationaux plus modernes, plus efficaces et plus abordables, qui répondent mieux aux besoins des patients, ainsi que le renforcement continu de la sécurité sanitaire et la promotion d'un mode de vie plus sain, a souligné le ministre hongrois.
La présidence avait organisé un débat sur l'avenir des systèmes de santé, les cadres d'organisation et les parcours des patients en vue de mettre sur pied et de gérer des services qui soient plus proches de la population, plus efficaces mais aussi moins coûteux. Une discussion tout à fait intéressante dans le sens où les expériences et les bonnes pratiques des États membres à cet égard sont peu connues et peu diffusées, a souligné M. Szócska. Dans leurs discussions, les ministres ont plaidé pour une augmentation du budget consacré aux soins de santé, appelant leurs collègues ministres des Finances à ne pas négliger les coûts des systèmes de soins de santé dans les débats relatifs à la gouvernance économique. La santé n'est pas seulement source de dépenses mais emploie également de nombreuses personnes et constitue un foyer important pour la recherche, l'expérimentation et l'innovation, souligne la présidence hongroise. La réunion informelle a débouché sur une série de conclusions qui devront être adoptées lors de la réunion formelle des ministres qui se tiendra le 6 juin prochain.
La question de la main-d'oeuvre et de la mobilité des professionnels de la santé était également à l'ordre du jour de la réunion informelle. Les systèmes de santé actuels mais aussi ceux de demain ne peuvent fonctionner que si lesdits systèmes disposent d'un nombre adéquat de professionnels compétents, c'est pourquoi il est important d'encourager les spécialistes en améliorant leurs conditions de travail. Il faut en outre donner aux nouveaux aspirants la formation et les compétences nécessaires, le vieillissement affectant également les professionnels de ce secteur et beaucoup étant appelés à abandonner la profession. (I.L.)