Bruxelles, 21/03/2011 (Agence Europe) - Réunis lundi 21 mars, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont soutenu le paquet de mesures proposées par le Haut représentant de l'UE, Catherine Ashton, en vue de reconfigurer la présence européenne en Bosnie-Herzégovine. L'alignement de la constitution bosniaque sur la Convention européenne des droits de l'Homme serait la condition prioritaire pour que l'UE ratifie l'accord de stabilisation et d'association (ASA) avec la Bosnie-Herzégovine, selon les conclusions adoptées à ce sujet lundi par les ministres des Affaires étrangères de l'UE. D'autres conditions à remplir par la Bosnie sont l'adoption de la loi sur les aides d'État, celle sur la loi de recensement au niveau national ainsi que l'accélération des réformes visant à accélérer l'intégration du pays à l'Union européenne, selon les conclusions des Vingt-sept. Le Conseil a aussi confirmé la mise en place d'un représentant unique de l'UE en Bosnie-Herzégovine, qui disposera de tout un éventail d'instruments qui permettront « de maximaliser les incitants fournis par l'UE », selon le Conseil. Ce futur représentant disposera ainsi des prérogatives d'un chef de délégation de l'UE en Bosnie-Herzégovine ; il pourra ainsi faciliter au niveau politique les affaires liées à l'intégration à l'UE, le financement dans le cadre de l'instrument de pré-adhésion et aura la possibilité de suivre les progrès de la réforme à travers les organes établis par l'ASA. Il n'y a toutefois toujours pas de consensus entre les Vingt-sept sur le nom de la personne qui pourrait occuper cette fonction, exercée à présent par l'Autrichien Valentin Inzko (le Grec Dimitris Kourkoulas dirige à présent la délégation de l'UE en Bosnie-Herzégovine). Le Conseil a aussi soutenu la proposition du Haut représentant de l'UE visant à adopter des mesures restrictives (comme le gel des avoirs ou l'interdiction de visa) à l'égard des ressortissants bosniaques qui entravent le plus le processus de paix. Il a également souligné le besoin d'un examen régulier de deux missions PSDC que l'UE conduit en Bosnie (une mission de police EUPM et l'opération militaire EUFOR Althea), « y compris sur base de l'évaluation de la situation sur le terrain » et « en vue d'évaluer l'engagement futur de l'UE » dans la région. (A.By.)