Bruxelles, 21/03/2011 (Agence Europe) - La Banque centrale européenne n'est « pas favorable » aux euro-obligations dans les circonstances actuelles, a déclaré lundi 21 mars son président Jean-Claude Trichet lors d'un dialogue monétaire devant la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen. Ces euro-obligations, qui seraient émises en commun par les pays de la zone euro, réduiraient certes les coûts d'emprunt des pays participants et les soulageraient de la pression exercée par les marchés financiers mais elles réduiraient les incitations à la conduite de politiques budgétaires prudentes. Selon M. Trichet, les 'eurobonds' n'ont pas lieu d'être tant qu'une fédération budgétaire n'existe pas au niveau européen. L'accord politique du Conseil sur le paquet législatif « gouvernance économique » manque d'ambition selon la BCE, notamment sur la question des sanctions (EUROPE n°10337). M. Trichet a aussi espéré que le 'Pacte pour l'euro' entre le plus rapidement possible dans le champ des règles communautaires. Et il s'est prononcé pour l'introduction de taxes afin que le secteur bancaire contribue aux coûts de la crise financière. (M.B.)