Bruxelles, 21/03/2011 (Agence Europe) - Samedi 19 mars, au lendemain du massacre de civils par les forces de Laurent Gbagbo, président autoproclamé de Côte d'Ivoire, Catherine Asthon a haussé le ton, rappelant au camp Gbagbo que les Nations unies ont déjà averti que « les récentes tueries pourraient constituer des crimes contre l'humanité ».
Dans une déclaration publiée au nom de l'UE, la Haute représentante affirme: « Hier des forces loyales à l'ancien président, Laurent Gbagbo, ont lancé une attaque d'artillerie lourde contre des civils innocents dans un marché à Abidjan ». Elle condamne dans les termes les plus fermes cette attaque criminelle qui a coûté la vie à plus de 25 personnes et blessé 40-60 autres. « Ceci marque une escalade de la violence, en contraste flagrant avec les décisions de l'Union africaine de la semaine dernière qui a réaffirmé la victoire du président Ouattara ». Profondément préoccupée par l'escalade de la violence, la Haute représentante « exhorte toutes les parties de s'abstenir de violences contre les civils et Laurent Gbagbo à transférer le pouvoir au président élu ». La Haute représentante rappelle qu'elle s'est engagée à oeuvrer au sein de la communauté internationale pour assurer que « les responsables de ces tueries et d'autres crimes contre les droits de l'homme commis contre les populations civiles soient identifiés et tenus responsables de leurs crimes, y compris au niveau international ». (A.N.)