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Bulletin Quotidien Europe N° 10341
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/nouvelle-zÉlande

De Gucht, un accord bilatéral serait prématuré

Bruxelles, 21/03/2011 (Agence Europe) - Karel De Gucht juge « prématurées » des négociations pour un accord de libre-échange UE/Nouvelle-Zélande et veut d'abord boucler le round de Doha.

« Des négociations commerciales UE/Nouvelle-Zélande prématurées », titrait le quotidien New Zealand Herald, lundi 21 mars, après la venue de Karel De Gucht dans le pays - le 19 mars à Christchurh pour la cérémonie commémorative du récent tremblement de terre, puis le 20 à Auckland pour des entretiens avec les autorités néo-zélandaises, troisième étape de la tournée du commissaire dans le Pacifique. M. De Gucht a quelque peu refroidi les ardeurs de ses hôtes, dont le ministre néo-zélandais du Commerce Tim Groser, qui faisait part le 17 mars du souhait de son pays de renforcer ses liens bilatéraux avec l'UE, son deuxième partenaire commercial, avec des échanges bilatéraux atteignant 12 milliards d'euros par an.

« Nous voudrions discuter d'un accord-cadre, avec des contacts plus formels, mais un accord de libre-échange incluant l'accès au marché et les tarifs serait prématuré, pour deux raisons. Regardons d'abord ce que le round de Doha nous donne, parce qu'un accord bilatéral porterait notamment sur l'agriculture. Ensuite, nous avons engagé des négociations avec d'autres partenaires commerciaux, et nous ne pouvons pas tout faire en même temps », a expliqué M. De Gucht, à l'issue d'un entretien avec M. Groser, le 20 mars. « Cela porterait un coup à l'OMC si, après 10 ans, nous devions conclure qu'aucune solution n'est possible. Nous ferons tout notre possible pour y arriver », a-t-il ajouté, marquant sa préférence pour un accord multilatéral dans lequel la Nouvelle-Zélande a un rôle à jouer en agriculture, avant de s'engager maintenant dans l'aventure bilatérale avec Wellington.

« Les négociations de Doha tournent en rond. Mais personne ne prendra le risque politiquement de le tuer. Tôt ou tard, un ensemble d'éléments arriveront en même temps pour le faire avancer. Cela est plus probable qu'un effondrement total et irrévocable », estime pour sa part M. Groser. « Nous avons des relations productives et confortables avec l'UE, maintenant qu'elle est engagée dans une série de réformes de la PAC. Il n'y a aucun problème brûlant à résoudre. Sur la plupart des questions, nous partageons des perspectives semblables », a ajouté le ministre néo-zélandais, faisant valoir que les relations commerciales entre son pays et l'UE sont aujourd'hui bien moins tendues qu'elles ne l'ont été après que le Royaume-Uni eut rejoint le Marché commun en 1973. (E.H.)

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