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Bulletin Quotidien Europe N° 10331
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/social

Le Conseil demande de retarder l'âge de départ à la retraite

Bruxelles, 08/03/2011 (Agence Europe) - Les ministres de l'Emploi et des affaires sociales de l'UE ont débattu lundi 7 mars de la modernisation des systèmes de retraite, un sujet important en termes de croissance économique et d'équilibre budgétaire. Le sujet, thème du Livre vert de la Commission sur les retraites, compte au plus haut point pour les citoyens européens parce que tous veulent pouvoir compter sur une retraite sûre et sur un nombre d'années de cotisation qui ne seront jamais perdues et qui seront bien prises en compte. Dans le cadre du débat, le Conseil EPSCO a bien discuté de trois aspects essentiels et intimement liés les uns aux autres: l'adéquation, la pérennité et la sécurité des retraites. Les ministres ont également parlé des contraintes budgétaires et des limites financières. La présidence hongroise, par la voix de son ministre des Ressources nationales Miklos Réthelyi, espère que ce débat pourra contribuer à la rédaction du Livre blanc de la Commission sur les retraites, qui paraîtra au troisième trimestre de 2011.

Au cours du débat, les ministres européens des Affaires sociales ont suggéré d'augmenter l'âge de départ à la retraite en Europe et de limiter la portée des systèmes de retraite anticipée. Aucun objectif n'a toutefois été fixé. Ils ont rappelé que le financement et la réforme des systèmes de pension relèvent de la compétence des États membres. Il y a toutefois des défis communs que les pays de l'UE doivent discuter ensemble: le vieillissement de la population, les défis budgétaires, la réforme financière, la nature intégrée du marché financier européen, la nécessité de contrôle, a précisé Laszlo Andor, le commissaire à l'Emploi. Les États membres ont échangé leurs expériences et bonnes pratiques sur les systèmes de pension.

Sujet d'intérêt commun, la réforme des systèmes de retraite se trouve face à des enjeux: il n'y a pas que la pérennité des pensions qui soit en jeu, il y a aussi la libre circulation des travailleurs pour permettre aux marchés du travail européens de mieux fonctionner, la pérennité financière et la compétitivité, a commenté le commissaire à l'Emploi, aux affaires sociales et à l'inclusion, avec une conclusion: les ministres des Finances ont un rôle à jouer en marge de la compétitivité et les ministres de l'Emploi et des affaires sociales doivent faire entendre au mieux leur voix dans ce débat.

Un aspect qui a soulevé nombre de commentaires est la question de l'âge de départ à la retraite, une question « qui est incontournable », pour le commissaire: les pays qui n'ont pas encore établi cette limite d'âge de départ à la retraite devront bientôt le faire et des arguments forts plaident en faveur d'un lien avec l'âge de l'espérance de vie. Les avis des ministres tendent vers la convergence sur cette question, a constaté Laszlo Andor. Mais imposer un âge commun de départ à la retraite dans l'UE n'a pas les faveurs de la Commission. Laszlo Andor a répété que la Commission n'entendait pas appuyer l'introduction d'un âge commun de départ à la retraite dans l'UE en raison des différentes considérations d'espérance de vie dans les États membres. Pour le commissaire, l'Espagne, où l'âge de départ à la retraite a été fixé à 67 ans, est un bon exemple car elle a pris en compte l'espérance de vie et la participation au marché du travail. L'Espagne a tiré la bonne conclusion en relevant l'âge légal de la retraite dans la mesure nécessaire. C'est une chose que chaque État membre peut faire, mais séparément, a affirmé M. Andor.

Par ailleurs, les ministres ont mis l'accent sur les différences qui existent dans l'UE entre les régimes de retraites. La Commission est restée neutre sur ce point. Raison: le choix entre les différents modèles de retraites reste un choix libre. « L'essentiel est de garder suffisamment d'espace pour le pilier privé où l'on souhaite conserver la flexibilité et une gestion autonome suffisante tout en maintenant la liberté de choix pour les travailleurs pour autant que les modèles soient compatibles lorsque le travailleur se déplace d'un État membre à l'autre », a expliqué le commissaire en précisant que ce sont là des éléments qui affectent la discussion. Un consensus s'est dégagé en faveur d'un règlement propre, mais alors quel type de règlement devrait s'appliquer ? « La question de solvabilité II et du régime correspondant divise un peu les points de vue mais il est clair pour tout le monde qu'il nous faut un système qui fonctionne mieux, plus adéquat pour les régimes de retraite. C'est un point de vue que nous partageons tous », a conclu Laszlo Andor. (G. B.)

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