Bruxelles, 08/03/2011 (Agence Europe) - Outre les mesures prises pour anticiper l'incidence des retards attendus l'été prochain dans le trafic aérien (EUROPE n° 10330), la conférence de haut niveau sur la mise en place du programme Ciel unique européen visant à moderniser la gestion du trafic aérien en Europe a permis de définir des meures concrètes pour la mise en œuvre de ce programme en assurant le suivi de l'accord politique trouvé en la matière à Madrid en 2010.
Deux autres grandes mesures ont été annoncées à l'issue de cette conférence, vendredi 4 mars à Budapest: le réexamen des relations UE/Eurocontrol et la formalisation de la coopération UE/États-Unis en matière de recherche et de développement dans le domaine de l'aviation civile.
Eurocontrol. La « Charte de Budapest », adoptée à l'issue de la conférence, propose de reconnaître Eurocontrol (Organisation européenne pour la sécurité de l'aviation civile) comme un véritable instrument de mise en œuvre du Ciel unique européen. Celui-ci devrait être un organe d'évaluation des performances du système de gestion du trafic aérien en Europe et le gestionnaire de réseau pour l'UE (la décision en ce sens a été approuvée par le comité « Ciel unique » en février). En outre, les deux organisations ont exprimé leur intention d'étudier un éventuel accord de coopération à haut niveau. Il permettrait d'associer au programme Ciel unique non seulement tous les États membres de l'UE, mais aussi tous les membres d'Eurocontrol (Turquie et Ukraine compris). La charte définit aussi une série de mesures techniques qui visent à mieux coordonner tous les aspects de la gestion du trafic aérien, à mettre en place une approche « porte-à-porte » qui permette d'intégrer toutes les phases de vol d'aéroport à aéroport, à centraliser les fonctions opérationnelles au niveau européen et à s'assurer d'un déploiement à point nommé de nouvelles technologies.
UE/États-Unis. Dans ce contexte, la signature du protocole de coopération entre les États-Unis et l'UE garantit une avancée majeure, qui permet d'éviter que les systèmes de gestion du trafic aérien développés par l'industrie américaine (NEXTGEN) et européenne (SESAR) ne soient pas compatibles. L'accord a été signé en marge de la conférence par les représentants américains et de l'UE. (A.By.)