Bruxelles, 08/03/2011 (Agence Europe) - Le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, a dit lundi 7 mars à Strasbourg la « pleine solidarité » du Parlement avec les citoyens de la République tchèque, qui se sont vus imposer par le Canada depuis juillet 2009 une obligation de visa, contrairement aux citoyens d'autres pays européens. Une obligation que le Canada ne prévoit toujours pas d'abolir. Lancée en novembre 2010, une déclaration écrite sur le sujet rédigée par les députés Zuzana Roithová, Alexander Alvaro, Stavros Lambrinidis, Miroslav Ouzký et Manfred Weber a désormais recueilli le nombre requis de signatures de députés et constitue maintenant la position officielle du Parlement européen, indique l'institution.
Le texte adopté invite la Commission et le Conseil à exercer une pression politique sur le Canada en vue d'abolir le régime des visas et « de mettre un terme à toutes les autres infractions à la réciprocité en matière de visas qui affectent les citoyens bulgares et roumains ». Le Canada avait établi en 2007 un régime sans visa pour les Tchèques mais réinstauré la procédure en juillet 2009 en raison d'un nombre croissant de dépôts de demandes d'asile, demandes qui, selon les autorités canadiennes, s'avéraient suspectes. Dans sa déclaration écrite, le PE insiste sur le fait que si cette infraction à la réciprocité n'est pas réglée à bref délai, « des mesures de rétorsion équivalentes devraient suivre de la part de l'Union européenne ». Le PE appelle encore la Commission à établir, à la place d'accords bilatéraux, un nouveau mécanisme qui « garantisse une réciprocité totale en matière de visas pour tous les États membres, tout en s'assurant que si un pays tiers enfreint cette réciprocité, tous les États membres remettent immédiatement en vigueur l'obligation de visa pour tous les ressortissants dudit pays ». (S.P.)