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Bulletin Quotidien Europe N° 10331
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/voisinage sud

Pour un « partenariat pour la démocratie et la prospérité »

Bruxelles, 08/03/2011 (Agence Europe) - La Commission a présenté le 8 mars ses idées en faveur d'un « Partenariat pour la démocratie et la prospérité partagée » avec les pays du voisinage méridional dans une communication qui sera soumise vendredi 11 mars au Conseil européen extraordinaire consacré à la Libye et aux pays de l'Afrique du Nord. Le document passe en revue les différentes mesures d'urgence déjà prises (aide humanitaire de 30 millions d'euros, coordination des actions d'évacuation, opérations de Frontex, etc.) mais énumère aussi de nouvelles initiatives à plus long terme pour soutenir la transformation démocratique et le développement socio-économique de ces pays. L'un des principaux chantiers - la refonte de la politique européenne de voisinage - fera d'ailleurs l'objet d'une communication spécifique de la Commission en avril. « Nous sommes en train de vivre l'une de ces formidables périodes où l'histoire s'accélère. À nos portes, de l'autre côté de la Méditerranée, un vent de liberté s'est levé. Notre place est aux côtés de ceux qui revendiquent la liberté politique et le respect de la dignité humaine », a dit José Manuel Barroso mardi devant le PE à Strasbourg où il a brièvement présenté le document.

« Plus pour plus ». La Commission suggère de baser le nouveau partenariat sur trois piliers: transformation démocratique, renforcement des sociétés civiles, développement socio-économique. Les pays bénéficiaires doivent être incités à s'engager véritablement dans des réformes démocratiques et économiques. Le mot clé est « différenciation »: ceux qui iront plus loin dans les réformes pourront compter sur plus d'aide européenne (principe du « more for more »). « L'UE devrait être prête à offrir davantage d'assistance aux pays qui sont prêts à travailler en faveur d'un agenda commun de réformes », lit-on dans le document. Les plus volontaires peuvent, par exemple, s'attendre à une reprise des négociations sur des Accords d'association avec l'objectif d'obtenir le 'statut avancé'.

Commerce, économie. L'UE a déjà conclu des accords de libre-échange avec les pays de la région (à l'exception de la Syrie et la Libye) qui offrent un accès libre au marché pour les produits industriels. Un accès au marché préférentiel existe pour des produits agricoles et de pêche, notamment avec l'Égypte et la Jordanie. À court terme, la Commission propose maintenant: - d'accélérer les négociations bilatérales en cours sur les produits agricoles et de la pêche avec la Tunisie et le Maroc ; - de lancer des négociations sur des accords d'évaluation et d'acceptation de la conformité des produits industriels ; - d'accélérer les négociations bilatérales en cours sur la libéralisation du secteur des services ; - de créer une facilité pour encourager les investissements européens dans la région. Elle appelle aussi à des engagements accrus de la part de la BEI et de la BERD. Les États membres sont exhortés à accepter rapidement une augmentation du volume de prêt de la BEI d'un milliard d'euros, ce qui permettrait à la banque de fournir des prêts d'un montant total de 6 milliards au cours des trois prochaines années. La BERD, qui n'est à ce stade pas encore active dans le sud de la Méditerranée, devrait changer ses statuts pour pouvoir devenir opérationnelle dans la région.

Énergie, mobilité. La Commission voit un « grand potentiel » pour le développement d'un « partenariat UE/Méditerranée du Sud » en matière de production et de gestion d'énergies renouvelables (notamment solaire et éolienne). La Commission demande aussi que les 27 offrent aux pays de la région une « perspective crédible » d'intégration dans le marché intérieur de l'énergie de l'Union, sur base d'une « approche différenciée et graduelle ». À moyen et long terme, elle prévoit aussi la création d'une « Communauté énergétique UE/Méditerranée du Sud» comprenant, dans un premier temps, les pays du Maghreb et, plus tard, éventuellement aussi ceux du Machrek. La Commission suggère aussi des « partenariats pour la mobilité » avec des nouvelles initiatives en matière de visas et d'immigration légale, ainsi qu'une coopération accrue dans la lutte contre l'immigration illégale. (H.B.)

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