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Bulletin Quotidien Europe N° 10328
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/agriculture

Imaginer l'élevage de demain

Bruxelles, 03/03/2011 (Agence Europe) - Comment imaginer l'élevage de demain alors que la demande alimentaire mondiale va bondir de 70% d'ici 2050 ? C'est l'objet du projet de recherche lancé mardi 1er mars par un groupe d'instituts de recherche d'Europe, du Brésil et d'Afrique. Au total, 25 partenaires publics et privés participent à ce projet mené sur quatre ans et cofinancé par la Commission européenne (DG recherche). Il associe des instituts de 12 pays de l'UE, de Tunisie, de Turquie, du Sénégal, d'Afrique du Sud, du Kenya, du Brésil et de Nouvelle-Zélande ainsi que l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO).

L'ambition du projet AnimalChange est de déterminer, en fonction de paramètres climatiques, économiques, énergétiques et liés à l'agriculture, les caractéristiques des systèmes d'élevage du futur, explique un communiqué. Concrètement, les partenaires d'AnimalChange développeront « une série de scénarios, de modèles biophysiques et socio-économiques, qu'ils associeront à l'expérimentation. Ils pourront ainsi explorer des scénarios futurs pour le secteur de l'élevage ainsi que pour l'évolution du CO2 atmosphérique ».

En considérant que les politiques mises en place à l'heure actuelle pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) vont s'avérer insuffisantes, comme le souligne l'INRA (Institut national de recherche agronomique), qui coordonnera les travaux, AnimalChange proposera notamment des systèmes de développement durable de l'élevage en Europe, Afrique du Nord et subsaharienne et en Amérique latine. La production de viande pourrait doubler (229 millions de tonnes dans les années 2000 contre 470 millions en 2050) et celle du lait passer de 580 à 1 043 millions de tonnes, avance l'INRA. Étant donné que l'augmentation de la production de viande aura surtout lieu dans des pays en développement (pays africains par exemple) ou à économie de transition (comme le Brésil), « il sera nécessaire de mettre en place des stratégies pour réduire les émissions de GES sans provoquer des dommages sur le plan économique, social et environnemental », prévient l'INRA.

L'élevage est responsable actuellement de 37 % des émissions de méthane, de 65 % des émissions de dioxyde d'azote et de 9 % des émissions de dioxyde de carbone, rappelle l'INRA. Pour l'institut agronomique, « mieux comprendre la manière dont les politiques publiques mises en œuvre sur l'énergie, le climat ou l'agriculture, peuvent affecter les liens entre climat et élevage devient donc urgent ». Le prochain rapport d'évaluation du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du Climat (GIEC) est attendu en 2013. (L.C.)

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