login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10328
Sommaire Publication complète Par article 25 / 38
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/dialogue social

Outil indispensable pour répondre à la crise

Bruxelles, 03/03/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne a présenté jeudi 3 mars son nouveau rapport sur les « Relations de travail en EUROPE 2010 ». Publié tous les deux ans, ce dernier rapport se focalise sur le rôle des travailleurs et des employeurs dans l'élaboration d'une réponse à la crise et sur la manière dont leur engagement a contribué à minimiser les pertes d'emplois par le biais, par exemple, de l'introduction ou l'extension de régimes de chômage partiel. Ce rapport montre également comment le dialogue social a aidé, dans certains pays durant la crise, à éviter les conflits sociaux. Ce qui ressort surtout c'est que le niveau du dialogue social est inégal entre États membres et qu'il présente des faiblesses, surtout dans les États membres qui ont rejoint l'UE en 2004 et 2007. Le rapport met en exergue le rôle important que pourraient jouer les partenaires sociaux dans la mise en œuvre de la stratégie UE 2020 - deux tiers des travailleurs dans l'UE étant couverts par une convention collective.

Les principaux résultats du rapport sont les suivants, note la Commission dans un communiqué:

(1) Dans une analyse de la 1ère phase de la crise, le rapport passe en revue les accords conclus dans plusieurs États membres et secteurs pour répondre à la crise. Ainsi, en Belgique, aux Pays-Bas, en France, en Espagne, en Pologne, en Estonie, en Lettonie, en Lituanie, en Bulgarie, en République tchèque, en Slovaquie, en Allemagne, au Luxembourg, en Slovénie, en Italie, en Autriche, au Danemark et en Finlande, les fédérations patronales et syndicales ont soit signé des accords spécifiques entre elles ou avec les pouvoirs publics, soit pris part à la conception de mesures politiques gouvernementales consistant essentiellement en l'instauration de régimes de chômage partiel.

(2) En ce qui concerne la flexibilité salariale, dans plusieurs États membres, comme l'Irlande, la Grèce et l'Espagne, qui appliquent des mesures d'austérité, les discussions autour du salaire minimal et des faibles rémunérations sont difficiles. La tendance à une décentralisation accrue des processus de fixation des salaires au profit des négociations salariales à l'échelon de l'entreprise se confirme avec la conclusion d'accords salariaux directs entre travailleurs et employeurs.

(3) les partenaires sociaux manifestent un intérêt croissant pour le passage à une économie à faibles émissions de carbone. En Belgique et en Espagne, par exemple, syndicats et patrons formulent des propositions concrètes d'investissement dans des techniques et des compétences vertes. À longue échéance, le dialogue social est crucial pour un passage bien géré et socialement équitable à une économie à faibles émissions de carbone.

(4) la négociation collective reste de mise en Europe. Un constat: le nombre de travailleurs syndiqués a diminué (moins de 31% en 2008 contre 37% en 2000), mais le nombre des adhérents aux organisations patronales (qui détermine largement la couverture des négociations collectives) apparaît comme stable.

Le rapport est disponible sur le site ec.europa.eu/social (G. B.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES