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Bulletin Quotidien Europe N° 10328
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/bce

Inflation, la BCE durcit le ton

Bruxelles, 03/03/2011 (Agence Europe) - Les opérateurs économiques ayant un impact sur la fixation des prix, et « pas seulement les partenaires sociaux », ne peuvent émettre l'hypothèse que le niveau de l'inflation demeurera élevé, a déclaré le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet, jeudi 3 mars. Il leur a demandé de tout faire pour éviter les « effets de second tour » qui se matérialiseraient par la répercussion dans leurs activités (ex: la fixation des salaires) de la hausse conjoncturelle des prix énergétiques et des matières premières, alimentant ainsi une hausse des prix plus structurelle. Jugeant « à la hausse » les risques pesant sur la hausse des prix, M. Trichet a donc recommandé une « grande vigilance » dans ce domaine, sans écarter la possibilité d'une hausse des taux lors de la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs. D'ici là, la BCE a décidé « à l'unanimité » de maintenir ses taux d'intérêt (1% pour les opérations principales de refinancement, 1,75% pour la facilité de prêt marginal et 0,25% pour la facilité de dépôt). Les mesures non conventionnelles de refinancement bancaire sont maintenues au moins jusqu'en juillet 2011.

La BCE a actualisé ses prévisions en matière d'inflation et de croissance. D'après elle, l'inflation se situerait dans une fourchette située entre 2% et 2,6% en 2011 et entre 1% et 2,4% en 2012. La croissance se positionnerait dans la fourchette située entre 1,3% et 2,1% en 2011 et entre 0,8% et 2,8% en 2012.

Gouvernance économique. M. Trichet a réitéré la position de la Banque selon laquelle les propositions législatives visant à renforcer la gouvernance économique en Europe vont dans la bonne direction mais ne permettront pas à l'UE de tirer toutes les conséquences de la crise de la dette. Critiquant les États membres qui tentent d'affaiblir le processus, il a exhorté le Parlement européen à agir pour renforcer les règles du Pacte de stabilité et de croissance. En rendant notamment le processus décisionnel plus automatique et en se focalisant davantage sur les pays les moins compétitifs. M. Trichet s'est aussi réjoui de ce que le futur Mécanisme européen de stabilité ne prévoira pas une participation automatique des créanciers privés. Une doctrine originale qui aurait été, selon lui, « absolument contre-productive » car elle aurait placé l'Europe en situation de désavantage par rapport à ses partenaires internationaux. (M.B.)

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